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OISEAUX ET CLIMATS 2013-2014

Oiseaux et climats


Les oiseaux en hiver, partie 3

Les oiseaux en hiver, partie 3

 

Ce dernier article est un peu une répétition du précédent, mais il contient des informations importantes.  Il est extrait et adapté du site de Aves-Natagora.

 

 

 

Nos milieux naturels

Nos milieux naturels se sont terriblement appauvris par l’extension de l’habitat humain et par les techniques agricoles destructrices, à base de pesticides et autres produits chimiques dangereux.  Ils n'offrent plus une nourriture variée et abondante aux oiseaux.

Aussi, nous pouvons leur donner un petit coup de pouce en installant une mangeoire dans notre jardin ou sur notre balcon.  Rien ne vaut, bien sûr, un jardin naturel qui offre de la nourriture toute l'année.  Ce n’est pas toujours réalisable, surtout en ville.

 

Nourrir les oiseaux

Il ne faut, bien sûr, pas nourrir les oiseaux en toutes saisons.  C'est pendant la mauvaise saison, en hiver, lorsque les ressources habituelles de nourriture se font rares, ou sont cachées par la neige, que la nourriture offerte par les Hommes aidera les oiseaux.

Cette source extérieure régulière, et située toujours à la même place, leur permettra de réduire leurs dépenses énergétiques liées à la recherche de la pitance journalière.

Apprenez à observer la nature, elle vous donnera le signal : la disparition des insectes, des périodes de gel prolongé, une neige persistante ou de pluies incessantes.  Cette période commence généralement fin novembre, début décembre, pour se clôturer en mars ou avril.

 

La régularité dans le nourrissage est capitale, les oiseaux en viennent vite à dépendre de vous.  Il ne faut donc pas interrompre le nourrissage pendant les périodes de grand froid, car les oiseaux ayant l'habitude de se nourrir aux mangeoires, risquent de ne pas disposer d'assez de réserves pour trouver une autre source de nourriture.

Supprimez progressivement ce ravitaillement à l'approche du printemps, ce qui coïncide avec le début de la saison de reproduction (d'avril à septembre).  La nourriture que les parents trouvent eux-mêmes dans la nature est redevenue abondante et bien meilleure pour les oisillons.  Laissons les oiseaux insectivores jouer efficacement leur rôle d'insecticide naturel.

 

Les nourrissages

Les différentes espèces d'oiseaux ont, chacune, un comportement de nourrissage particulier.  En hauteur, vous placerez une mangeoire stable ou des filets suspendus, pour les mésanges ou les perruches.  Vous placerez de la nourriture sur le sol car certains oiseaux comme l'accenteur mouchet, les grives, le rouge-gorge ou le merle préfèrent s'y nourrir.  Si vous nourrissez au sol, déposez de préférence la nourriture sur une planche de bois pour la protéger de l'humidité.

 

Nourrissez les oiseaux tôt le matin ou en fin de journée.

En hiver, les oiseaux consomment rapidement leur réserves alimentaires.

Deux périodes de la journée sont critiques :

-      l'ultime activité à la nuit tombée qui induit la nécessité de stocker assez de nourriture pour tenir jusqu'au matin

-      ensuite, dès le lever du jour, la nécessité de trouver de la nourriture le plus rapidement possible car les réserves se sont épuisées pendant la nuit.

Ne mettez pas de nourriture en trop grande quantité.  Les graines mouillées deviennent impropres à la consommation.  Les graisses rances ou les mies de pain mouillées peuvent provoquer des troubles digestifs graves, même fatals.

Nettoyez souvent votre restaurant pour éviter tous risques de contamination et d'épidémie.

Certains oiseaux n'aiment pas les mangeoires, comme les pics, mais ils se laisseront tenter par une bûche percée de trous remplis de nourriture que vous aurez suspendue à une branche d’arbre.  Cette mangeoire attirera aussi les mésanges, les sittelles, brefs les meilleurs acrobates parmi nos oiseaux familiers.

 

Attention aux prédateurs

Attention aux chats !!  Pour éviter que les chats considèrent votre mangeoire comme un garde manger, suspendez-là à une branche ou installez-la sur un piquet.  Le pied doit être lisse et mesurer au moins 1,75 m.  Personnellement, j’utilise un porte-manteau métallique bon marché.

Un petit toit est le bienvenu, il permettra aux oiseaux de se mettre à l'abri de la pluie et il protégera les aliments.

La sécurité étant le maître mot, placez votre mangeoire dans un espace découvert mais proche d'un taillis accessible d'un coup d'aile.  De plus les espèces particulièrement discrètes se montreront moins timides.

 

Le menu des oiseaux

Quand ils ont faim, les oiseaux mangent presque n'importe quoi, leur régime habituel peut même totalement changer.  Mais il faut savoir que chaque espèce à ses préférences.  Plus vous offrirez des menus variés, plus nombreuses seront les espèces que vous attirerez dans votre jardin !

Pour les céréales et autres graines, misez sur la diversité ! Cette catégorie d'aliments, de choix pour les oiseaux, renferme des graisses, des sucres, des lipides, des minéraux et des vitamines.  On peut acheter les mélanges tout faits, mais c'est bien plus amusant et plus économique de les préparer soi-même. Procurez-vous une réserve de différentes graines vendues dans une graineterie et ajoutez dans votre mélange «maison» celles de plusieurs plantes sauvages comme le rumex, le chardon, les orties, la centaurée, le cardère, ou le séneçon.

Vous pouvez aussi vous lancer dans la fabrication de blocs de saindoux que vous suspendrez.

 

Servez à boire

Servez leur aussi à boire !  Rien de plus simple ici pour le menu, de l'eau et toujours de l'eau pure sans aucun additif, comme le sel, l’huile ou l’antigel.  Cela peut paraître paradoxal, mais les oiseaux ont besoin d'eau, même en hiver.  Veillez à recouvrir l'abreuvoir d'un grillage (à mailles moyennes) pour éviter que par temps de gel, les oiseaux ne se baignent et gèlent par la suite.  Disposez des petites soucoupes ou des récipients peu profonds (3 à 4 cm) dont vous changerez régulièrement l'eau à heures régulières pour que les oiseaux prennent l'habitude de venir boire avant que l'eau ne gèle.

 

Un jardin 4 étoiles

Si vous avez la chance de posséder un jardin, l'idéal est d'ouvrir ses portes à la flore sauvage.  Les plantes indigènes offriront aux oiseaux une nourriture riche, variée et naturelle toute l'année mais aussi pendant la mauvaise saison.  La clef, pour qu'un jardin soit à la fois beau et accueillant pour la vie sauvage, c'est la diversité !  Plus il y aura de plantes, plus il y aura d'insectes et donc d'oiseaux.

 

Les 11 règles pour un bon nourrissage

  1. Nourrissez uniquement pendant les grands froids ou les pluies incessantes
  2. Disposez de la nourriture matin et soir
  3. Changez l'eau des abreuvoirs régulièrement et n'y ajouter aucun additifs
  4. Nettoyez régulièrement les mangeoires
  5. Protéger les graines de l'humidité et de la pluie
  6. Ne donnez pas d'aliments salés
  7. Placez graines, mangeoire hors de portée des prédateurs
  8. Surtout, n'arrêtez jamais en plein froid un nourrissage commencé, les oiseaux devenus dépendants seraient condamnés !
  9. Offrez des aliments variés à plusieurs endroits
  10. Ne donnez pas trop à la fois, la nourriture doit disparaître en quelques heures
  11. Ne proposez jamais d'aliments moisis ou avariés

 

Extrait du site de Natagora, que je vous suggère de consulter.

http://www.natagora.be/index.php?id=349

 

Jacques Schwers

Le 15/12/2013 


15/12/2013
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Les oiseaux en hiver, partie 2

Les oiseaux en hiver – partie 2

 

La seconde partie de mon document est extraite et adaptée du site de www.ornithomedia.com

 

Les premiers froids, le début de l’hiver météorologique !  Nous y sommes depuis le 1° décembre.

Que faire pour aider les oiseaux pendant la mauvaise saison ?

 

 

L'hiver, c'est bien sûr « la » saison pour nourrir les oiseaux dans son jardin ou sur son balcon.

Il peut être utile d'aider les oiseaux durant cette période, car leurs ressources alimentaires "naturelles" (graines laissées sur pied dans les cultures, baies des haies, etc.) ont tendance à diminuer, du fait des techniques agricoles modernes et de l’extension des habitats humains.

Mais c'est aussi l'occasion d'observer des espèces qui, le reste de l'année, ne s'approchent pas des maisons : les grives, le troglodyte, les mésanges, les pinsons, le verdier, etc.   Il faut y ajouter, à Bruxelles, les Conures veuves et les Perruches à collier, de même que certains migrateurs, comme le Pinson du Nord.

 

CONSEILS IMPORTANTS

- L'hiver, il est très difficile aux oiseaux de trouver où s'abreuver.  Si le sol est recouvert de neige non durcie, les besoins en eau sont moins urgents.  Il faut mettre à disposition de l'eau en évitant qu’elle ne gèle.  Pour cela, verser de l'eau tiède une fois par jour.  Le bassin ne doit pas être plus profond que 10 cm.

- Le nourrissage doit débuter aux premiers vrais froids (fin novembre) et se terminer à la fin de l'hiver (en principe, mi-mars).  Placer la mangeoire en hauteur pour les mésanges et les perruches, au sol pour les moineaux avec les merles et les grives.

- Si vous avez commencé à nourrir les oiseaux pendant l'hiver, n'arrêtez pas de le faire, notamment en cours de période très froide (gel, neige).  Les oiseaux habitués à venir chez vous auraient alors beaucoup de mal à chercher ailleurs.

- Il ne faut pas donner d'aliments salés, et évitez le pain sec.

- Vous pouvez déposer vos restes de repas (comme le riz bouilli, les gâteaux rassis, les pommes de terre cuites, les croûtes de fromages, etc.).  Les Grives apprécient spécialement les pommes.  Pensez aux graisses animales ou végétales (beurre, margarine, etc.).

- Vous pouvez bien entendu acheter des boules de graisse dans le commerce.  Vous pouvez aussi les préparer vous-mêmes (voir « Les oiseaux en hiver – partie 1).

- Il est peu important que la mangeoire ait une forme très précise.  Le plateau donnera accès à l'ensemble des oiseaux, la trémie aux plus petits oiseaux seulement.

- Il est plus important que les mangeoires soient approvisionnées au bon moment et entretenue régulièrement.  Il faut nettoyer les mangeoires et leurs alentours des fientes et vieux aliments afin d'éviter la transmission de maladies.

- Dans tous les cas, les mangeoires doivent être installées hors de portée des chats.  Elles doivent être fixées solidement à un support ou suspendues à un arbre.  Si vous disposez la nourriture à terre, éloignez-la des buissons, où peuvent se cacher les prédateurs.

- Il faut abriter au maximum les oiseaux et la nourriture des intempéries.  Pour cela, il est préférable de poser les mangeoires et la nourriture en général du coté opposé aux vents dominants.

- Si vous décidez de construire vous-même une mangeoire, utilisez de préférence des bois résistant à l'humidité comme le sapin, avec une épaisseur minimum de 1 cm. Il vaut mieux la peindre avec une couleur discrète.

Personnellement, j’utilise un porte-manteau métallique, très bon-marché, auquel j’accroche les boules de graisse, ou les silos distributeurs de graines.

 

Attention !

- Quand il fait très froid, il est déconseillé de donner du pain dur aux oiseaux en raison de la présence d'eau dans ce dernier.

- Il faut continuer à nourrir en dehors de la période gel.

- Ne pas donner des restes de table salés ou trop épicés.

- Il faut tenir compte des mœurs des oiseaux, certains se nourrissent au sol, d'autres dans les arbres, ou sur un perchoir.

- Ne pas placer la nourriture à la portée immédiate des prédateurs.

- Ne pas utiliser de l'alcool ou de l'antigel pour l'eau de boisson.

- Disposer d'un bassin d'eau pas trop large ni trop profond.

 

Extrait de ornithomedia.com, le web de l'ornithologie, que je vous suggère de consulter.

http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/conseil_art10_1.htm

 

 

Bonne chance

Jacques Schwers

Le 14/12/2013


14/12/2013
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Les oiseaux en hiver, partie 1

Les oiseaux en hiver !  (partie 1)

 

Bonjour,

L'hiver est à nos portes : songeons aux oiseaux des villes qui, à cette saison, ont des difficultés à se nourrir.

 


 

Le premier point à connaître est le choix et, éventuellement la préparation de la nourriture qu’on leur procure.

Vous pouvez, bien sûr, acheter de la nourriture pour oiseaux chez un bon grenetier, comme Tom & Co ou autres.  Pour les graines, il me semble que les plus appropriées pour les mésanges, sittelles, et oiseaux granivores, sont les graines de tournesol.  Les Perruches à collier et les Conures préfèrent les noisettes ou les arachides.

 

Il existe également des boules de graisse toutes préparées, mais vous pouvez les confectionner vous-même.

Voici le recette, extraite du site de Denis Salmon (CPN Brabant) http://www.cpnbrabant.eu/

 

Recette de boules de graisse pour oiseaux

http://www.cpnbrabant.eu/index.php?lng=fr

 

• Faites fondre la graisse dans une casserole.  Ajoutez-y des graines pour oiseaux

• 1 kg de graisse de mouton. (suif)

• 750 g de graines pour oiseaux de préférence «bio». (tournesol strié)

• Coupez une ficelle d’environ 30 cm de long, fixez une allumette à l’une des extrémités

• Versez ensuite la graisse fondue parsemée de graines, laissez refroidir et durcir

•Disposez l’allumette dans le fond du pot de yaourt, puis démoulez délicatement le pain de graisse ainsi obtenu

• C’est tout.  Si vous doutez de la solidité de la boule, placer la dans un silo

 

Silos pour les boules de graisses:

Suspendez-les ou composez un buffet de choix à un endroit visible de la maison et, bien entendu, à l’abri des chats.

Surtout n'utiliser pas d'huile végétale (huile de palme)

Cette recette est destinée aux mésanges, pics, et sittelles.

 

 

Evitez de donner du pain aux oiseaux, surtout aux oiseaux d’eau.  Le pain est une nourriture cuite qu’ils digèrent mal.

Le pain a aussi pour effet de gonfler dans le tube digestif des oiseaux, ce qui leur coupe l’appétit.  Ces oiseaux maigrissent et dégénèrent par manque d’une nourriture qui leur convient.

Enfin, les déchets de pain pourrissent dans l’eau, surtout quand il fait chaud, ce qui provoque l’apparition d’algues bleues, toxiques.

 

Bonne chance dans votre nourrissage.  Rappelez-vous de ne pas interrompre ce nourrissage tant qu’il fait froid.

 

 

 

Jacques Schwers

Bruxelles, le 13/12/2013

 


13/12/2013
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Les migrateurs et la montée des océans

Les migrateurs et la montée des océans.

 

De nombreux dangers guettent les oiseaux migrateurs au cours de leurs longs voyages entre les sites d’hivernage et les sites de nidification.  Ils sont affectés, entre autres, par les changements climatiques, et en particulier par la montée du niveau des océans.

 

 

De nombreux dangers guettent les oiseaux.

Je citerai, dans le désordre :

Les pesticides, abondamment utilisés dans nos pays occidentaux, et qui empoisonnent tant les oiseaux eux-mêmes que leurs proies potentielles.

Les vitrages des grands immeubles, qui reflètent un paysage fictif, que les oiseaux ne distinguent pas toujours de la réalité.

Il y a aussi les éoliennes, qui causent de nombreuses victimes chez les oiseaux comme chez les chauves-souris.  Des études ont été menées à ce sujet dans le sur de l’Espagne, sur les routes de migrations.

Il faut citer les chasseurs peu scrupuleux, qui font parfois des carnages dans certaines régions d’Europe et d’Afrique.

Les changements climatiques, en particulier l’augmentation des températures moyennes, ne sont pas sans conséquences sur les migrations des oiseaux et des insectes.

 

Il y a, enfin, la mer, qui n’est pas le moindre des dangers.

De nombreux oiseaux migrateurs se noient en Méditerranée, victimes de vents contraires.

Les filets dérivants attirent des oiseaux marins qui se retrouvent pris aux pièges des mailles.

 

Un récent article du Figaro mets en évidence la menace de la montée des océans, plus grande que prévue, sur les oiseaux migrateurs.

Cette menace affecte surtout les espèces dont les aires de repos et/ou de reproduction sont de plus sont proches des côtes, et qui sont de plus en plus souvent submergées par la mer.  Les victimes sont essentiellement les Limicoles.

 

Selon certaines modélisations récentes, la montée prévue du niveau de la mer pourrait, dans les prochaines décennies, inonder définitivement jusque 40% de l'estran (la zone littorale couverte par la marée).

 

Une étude portant sur les flux d’oiseaux migrateurs de Russie et d’Alaska vers l'Asie montre que cette montée des eaux pourrait, dans le même temps, affecter plus de 70% des oiseaux migrateurs.

Toujours selon cette étude certaines zones littorales étudiées ont déjà perdu entre 30 et 80% de leur fréquentation habituelle.

 

Ces zones humides sont donc extrêmement vulnérables.

Si les oiseaux migrateurs ne peuvent plus y faire étape pour se reposer et se nourrir, ils risquent de ne pas terminer leur voyage vers leurs lieux de nidification et/ou d’hivernage.

 

Parmi les espèces les plus exposées, on compte la Barge rousse (Limosa lapponica), le Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea), le bécasseau de l'Anadyr (Calidris tenuirostris), le chevalier de Sibérie (Tringa brevipes), le Pluvier de Mongolie (Charadrius mongolus) et le bécasseau maubèche (Calidris canutus).

 

 

Cette information m’est inspirée par un article du 6 mai 2013, paru dans le Figaro.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/06/97001-20130506FILWWW00468-les-oiseaux-migrateurs-menaces.php

 

Je vous propose de relire certains de mes articles sur le sujet.

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-4213844-les_changements_climatiques_et_leurs_consequences.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9600783-les_oiseaux_et_les_changements_climatiques.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-10166741-la_migration_des_oiseaux__partie_1.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-10175262-la_migration_des_oiseaux__partie_2.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-10083301-la_peche_en_haute_mer_et_les_oiseaux_marins.html

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9267635-les_oiseaux__nos_plus_proches_voisins.html

 

Jacques

Le 11 septembre 2013

 


11/09/2013
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La migration des oiseaux, partie 2

La migration des oiseaux – partie 2

 

Les oiseaux migrateurs exploitent ainsi, dans les contrées où ils nichent, les ressources alimentaires à leur maximum d’abondance.  Ils évitent les périodes de pénurie en gagnant des régions où ils peuvent subsister.

 

Dans l’article précédent, j’ai défini la migration, et donné les bases du suivi de ces migrateurs et de l’origine de la migration des oiseaux.  Je me penche ici sur les raisons qui poussent les oiseaux à migrer.

 

Les migrations

Des stratégies de migration se sont développées indépendamment chez différents groupes animaux : les oiseaux, les mammifères (les gnous et les zèbres du Serengeti, en Tanzanie), les poissons (le saumon), les reptiles (les tortues de mer), les amphibiens, les insectes, etc.

 

Les oiseaux migrent partout sur notre Terre.  On estime à cinq milliards le nombre d'oiseaux européens hivernant en Afrique du Nord et même au sud du Sahara chaque année !

Quelle que soit leurs itinéraires, ces voyages sont une question de survie pour les oiseaux.  C’est aussi une période de grands dangers.  On estime que les pertes peuvent, pour certaines espèces, atteindre 50%.

 

 

Une réponse au manque de ressources alimentaires

Si les migrations d'oiseaux sont liées à des changements de saison, elles ne dépendent pas directement du froid.  On constate en effet que le nombre de plumes entre les espèces sédentaires et migratrices varient peu au cours de l’année, sauf, probablement, en période de mue.

 

La migration est d'abord une adaptation à un manque de ressources alimentaires en période hivernale.  Le froid entraîne la disparition des proies ou des végétaux dont les oiseaux dépendent pour survivre.

Sous nos contrées, la disparition des insectes et des araignées contraint ainsi les espèces strictement insectivores comme les hirondelles et les martinets à migrer vers l’Afrique.

La raréfaction des grenouilles incite les Cigognes rejoignent l’Espagne ou l’Afrique du Nord.

Il en est de même pour beaucoup de rapaces, grands consommateurs de musaraignes.

Les Eperviers d’Europe, eux, suivent simplement les oiseaux migrateurs.

Le Faucon d’Eléonore calquent leurs périodes de reproduction avec le passage automnal des passereaux, source de nourriture pour leur progéniture.

Sous d’autres contrées, les espèces nichant dans la savane migrent plus au sud quand arrive la période de sécheresse.  De leur côté, les albatros migrent au travers des océans à la poursuite du plancton.

 

Les oiseaux migrateurs exploitent ainsi, dans les contrées où ils nichent, les ressources alimentaires à leur maximum d’abondance.  Ils évitent les périodes de pénurie en gagnant des régions dites « d’hivernage », où ils peuvent subsister durant notre mauvaise saison.

 

Plus le régime alimentaire des espèces est spécialisé, plus il leur est difficile de trouver une zone d'accueil favorable.

Ainsi les Etourneaux sansonnets européens ne dépassent pas le bassin méditerranéen lors de leur migration d'automne.

De son côté, le coucou gris rejoint les savanes arborées africaines.

La Rousserolle effarvate, habitante de nos étangs, se rendent en Afrique tropicale, parcourant ainsi plus de 5000 km.

 

Certains oiseaux, comme les Oies à bec court, migrent d’Islande ou du Groenland vers l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Ouest de la Belgique.

 

La migration peut également être directement liée aux modifications climatiques, le froid rendant inaccessible les ressources alimentaires pourtant encore présentes.  Par exemple, le gel des lacs en Europe du Nord contraint les Plongeons, qui se nourrissent de poissons, à venir hiverner sur les côtes méditerranéennes.

 

Pourquoi les oiseaux remontent-ils au printemps ? 

 

Dans les zones d'hivernage, les espèces indigènes et sédentaires occupent déjà tous les sites favorables à la nidification de leurs espèces.

Si les oiseaux migrateurs y demeuraient après leur hivernage, pour y assurer leur reproduction, la compétition pour les ressources alimentaires durant cette période serait forte et limiterait la réussite de la reproduction de l'ensemble des espèces.

Dans nos régions, comme dans toutes celles présentant une alternance de saison, l’émergence des insectes au printemps engendre une densité et une diversité de ressources alimentaires exceptionnelles pour les insectivores.  Ces territoires, inhospitaliers en hiver, constituent un habitat estival privilégié pour assurer la reproduction dans les meilleures conditions.

 

Les espèces non-migratrices.

On constate que certaines espèces ne migrent pas, oou migrent partiellement.

Il est logique de penser que les espèces, dont le régime alimentaire leur permet de trouver de quoi subsister durant l'hiver, n'entament pas un périple migratoire risqué et aléatoire.

 

Ainsi les Fringilles,  espèces granivores, demeurent dans la même aire géographique toute l'année, sauf quand les ressources végétales deviennent inaccessibles à cause de neige.

D'autres espèces, insectivores en été, comme la Mésange charbonnière ou le Rouge-gorge familier peuvent également être sédentaires, car elles modifient leur régime alimentaire et consomment des ressources végétales durant l'hiver.

Durant les périodes d’hiver particulièrement rude, certaines espèces boréales, comme le Jaseur boréal, migrent exceptionnellement dans nos contrées.

On constate que, au sein d'une espèce et dans une région donnée, certaines populations sont migratrices et d'autres sédentaires.  Le phénomène est plus difficile à appréhender.  On constate que, chez ces espèces migratrices partielles, le résultat de cette balance dépend notamment de la nature de l’habitat et de la qualité des zones de nidification.

 

Depuis quelques décennies, un autre phénomène apparait.  Le réchauffement climatique modifie les ressources alimentaires, et peut ainsi influencer le phénomène de migration.  Certaines espèces, comme la Grande aigrette, habituées aux régions chaudes du sud de la France, remontent vers le Nord et arrivent parfois en Belgique.

 

 

La migration reste un phénomène complexe, qui fait toujours l’objet d’observations de la part des ornithologues et des éthologues.  Je suis loin d’avoir épuisé le sujet.

Je vous laisse le soin de poursuivre la conversation par vos commentaires : ils sont les bienvenus.

 

 

Article adapté des sites :

Migraction :  http://www.migraction.net/index.php?m_id=1

LPO (France) :  http://www.lpo.fr/communique/oiseaux-migrateurs-le-retour

Ornithomedia : http://www.oiseaux.net/dossiers/gilbert.blaising/la.grande.migration.html

 

Je vous convie à les regarder : ils contiennent des renseignements complets et intéressants.

 

 

 

Je vous rappelle également mes articles précédents sur les migrations :

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-10109827-bec_d_oiseau_et_migration.html

 

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

http://www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9278454-migration_____orientation_des_pigeons.html

 

 

 

Jacques

Le 4 juillet 2013

 


04/08/2013
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