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La migration des oiseaux, partie 2

La migration des oiseaux – partie 2

 

Les oiseaux migrateurs exploitent ainsi, dans les contrées où ils nichent, les ressources alimentaires à leur maximum d’abondance.  Ils évitent les périodes de pénurie en gagnant des régions où ils peuvent subsister.

 

Dans l’article précédent, j’ai défini la migration, et donné les bases du suivi de ces migrateurs et de l’origine de la migration des oiseaux.  Je me penche ici sur les raisons qui poussent les oiseaux à migrer.

 

Les migrations

Des stratégies de migration se sont développées indépendamment chez différents groupes animaux : les oiseaux, les mammifères (les gnous et les zèbres du Serengeti, en Tanzanie), les poissons (le saumon), les reptiles (les tortues de mer), les amphibiens, les insectes, etc.

 

Les oiseaux migrent partout sur notre Terre.  On estime à cinq milliards le nombre d'oiseaux européens hivernant en Afrique du Nord et même au sud du Sahara chaque année !

Quelle que soit leurs itinéraires, ces voyages sont une question de survie pour les oiseaux.  C’est aussi une période de grands dangers.  On estime que les pertes peuvent, pour certaines espèces, atteindre 50%.

 

 

Une réponse au manque de ressources alimentaires

Si les migrations d'oiseaux sont liées à des changements de saison, elles ne dépendent pas directement du froid.  On constate en effet que le nombre de plumes entre les espèces sédentaires et migratrices varient peu au cours de l’année, sauf, probablement, en période de mue.

 

La migration est d'abord une adaptation à un manque de ressources alimentaires en période hivernale.  Le froid entraîne la disparition des proies ou des végétaux dont les oiseaux dépendent pour survivre.

Sous nos contrées, la disparition des insectes et des araignées contraint ainsi les espèces strictement insectivores comme les hirondelles et les martinets à migrer vers l’Afrique.

La raréfaction des grenouilles incite les Cigognes rejoignent l’Espagne ou l’Afrique du Nord.

Il en est de même pour beaucoup de rapaces, grands consommateurs de musaraignes.

Les Eperviers d’Europe, eux, suivent simplement les oiseaux migrateurs.

Le Faucon d’Eléonore calquent leurs périodes de reproduction avec le passage automnal des passereaux, source de nourriture pour leur progéniture.

Sous d’autres contrées, les espèces nichant dans la savane migrent plus au sud quand arrive la période de sécheresse.  De leur côté, les albatros migrent au travers des océans à la poursuite du plancton.

 

Les oiseaux migrateurs exploitent ainsi, dans les contrées où ils nichent, les ressources alimentaires à leur maximum d’abondance.  Ils évitent les périodes de pénurie en gagnant des régions dites « d’hivernage », où ils peuvent subsister durant notre mauvaise saison.

 

Plus le régime alimentaire des espèces est spécialisé, plus il leur est difficile de trouver une zone d'accueil favorable.

Ainsi les Etourneaux sansonnets européens ne dépassent pas le bassin méditerranéen lors de leur migration d'automne.

De son côté, le coucou gris rejoint les savanes arborées africaines.

La Rousserolle effarvate, habitante de nos étangs, se rendent en Afrique tropicale, parcourant ainsi plus de 5000 km.

 

Certains oiseaux, comme les Oies à bec court, migrent d’Islande ou du Groenland vers l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Ouest de la Belgique.

 

La migration peut également être directement liée aux modifications climatiques, le froid rendant inaccessible les ressources alimentaires pourtant encore présentes.  Par exemple, le gel des lacs en Europe du Nord contraint les Plongeons, qui se nourrissent de poissons, à venir hiverner sur les côtes méditerranéennes.

 

Pourquoi les oiseaux remontent-ils au printemps ? 

 

Dans les zones d'hivernage, les espèces indigènes et sédentaires occupent déjà tous les sites favorables à la nidification de leurs espèces.

Si les oiseaux migrateurs y demeuraient après leur hivernage, pour y assurer leur reproduction, la compétition pour les ressources alimentaires durant cette période serait forte et limiterait la réussite de la reproduction de l'ensemble des espèces.

Dans nos régions, comme dans toutes celles présentant une alternance de saison, l’émergence des insectes au printemps engendre une densité et une diversité de ressources alimentaires exceptionnelles pour les insectivores.  Ces territoires, inhospitaliers en hiver, constituent un habitat estival privilégié pour assurer la reproduction dans les meilleures conditions.

 

Les espèces non-migratrices.

On constate que certaines espèces ne migrent pas, oou migrent partiellement.

Il est logique de penser que les espèces, dont le régime alimentaire leur permet de trouver de quoi subsister durant l'hiver, n'entament pas un périple migratoire risqué et aléatoire.

 

Ainsi les Fringilles,  espèces granivores, demeurent dans la même aire géographique toute l'année, sauf quand les ressources végétales deviennent inaccessibles à cause de neige.

D'autres espèces, insectivores en été, comme la Mésange charbonnière ou le Rouge-gorge familier peuvent également être sédentaires, car elles modifient leur régime alimentaire et consomment des ressources végétales durant l'hiver.

Durant les périodes d’hiver particulièrement rude, certaines espèces boréales, comme le Jaseur boréal, migrent exceptionnellement dans nos contrées.

On constate que, au sein d'une espèce et dans une région donnée, certaines populations sont migratrices et d'autres sédentaires.  Le phénomène est plus difficile à appréhender.  On constate que, chez ces espèces migratrices partielles, le résultat de cette balance dépend notamment de la nature de l’habitat et de la qualité des zones de nidification.

 

Depuis quelques décennies, un autre phénomène apparait.  Le réchauffement climatique modifie les ressources alimentaires, et peut ainsi influencer le phénomène de migration.  Certaines espèces, comme la Grande aigrette, habituées aux régions chaudes du sud de la France, remontent vers le Nord et arrivent parfois en Belgique.

 

 

La migration reste un phénomène complexe, qui fait toujours l’objet d’observations de la part des ornithologues et des éthologues.  Je suis loin d’avoir épuisé le sujet.

Je vous laisse le soin de poursuivre la conversation par vos commentaires : ils sont les bienvenus.

 

 

Article adapté des sites :

Migraction :  //www.migraction.net/index.php?m_id=1

LPO (France) :  //www.lpo.fr/communique/oiseaux-migrateurs-le-retour

Ornithomedia : //www.oiseaux.net/dossiers/gilbert.blaising/la.grande.migration.html

 

Je vous convie à les regarder : ils contiennent des renseignements complets et intéressants.

 

 

 

Je vous rappelle également mes articles précédents sur les migrations :

//www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-10109827-bec_d_oiseau_et_migration.html

 

//www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

//www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

//www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9836519-les_perturbations_de_migrations_des_oiseaux.html

 

//www.jacques-ornitho.be/blog/lire-article-143183-9278454-migration_____orientation_des_pigeons.html

 

 

 

Jacques

Le 4 juillet 2013

 



04/08/2013
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