ORNITHO PHOTOS

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OISEAUX ET CLIMATS 2015


Nos oiseaux touchés par les changements climatiques

Nos oiseaux touchés par les changements climatiques

 

 

Nombreuses sont les études traitant des changements climatiques et de leur impact sur l'environnement et les activités humaines. Mais Aves, le pôle ornithologique de Natagora, propose une approche originale du problème en analysant son impact sur les populations d’oiseaux de Wallonie.

Indéniablement, en Belgique, le climat s’est modifié depuis 1833, année du début des relevés météorologiques. La température moyenne a augmenté d’environ 2°C, sans toutefois que cette hausse soit régulière. Ainsi, deux élévations d’environ 1°C, très significatives, ont eu lieu: la première vers 1910 et la seconde à la fin des années 1980.

Depuis une vingtaine d’années, ces changements climatiques et leurs impacts possibles et avérés sur la biodiversité ont suscité une abondante littérature scientifique. EIle démontre un impact sur les oiseaux des régions tempérées : décalage des périodes de migration, modification dans la reproduction et la survie des espèces, déplacement des zones de reproduction et d’hivernage.

 

Les données de terrain sont recueillies par un réseau de volontaires.   Photo : Mathieu Gilet

 

En collaboration avec le Service Public de Wallonie, Aves, le pôle ornithologique de Natagora, a analysé cette vaste bibliographie européenne et l'a croisée avec les observations de terrain collectées depuis 50 ans par les milliers d’ornithologues amateurs en Wallonie. Le but était de préciser dans quelle mesure les modifications observées à l’échelle européenne peuvent être mises en évidence chez nous. Il publie aujourd'hui ces résultats dans la revue ornithologique Aves. Il en ressort diverses évidences de modification de l’avifaune régionale que l’on peut relier aux changements climatiques.


Jean-Yves Paquet, directeur du département Etudes de Natagora nous explique : « Au cours de cette étude, nous avons notamment pu déceler une tendance à l’avancement de la migration printanière, d’ampleur variable selon les espèces. Nous avons également constaté un impact positif des hivers doux sur les espèces sédentaires ou celles migrant sur de courtes distances, et une tendance à la méridionalisation des communautés d’oiseaux. Ainsi, les espèces que l’on observe aujourd’hui en un lieu donné sont celles que l’on observait plus au sud il y a 20 ans. »

 

 

Le réchauffement climatique profite à certaines espèces à répartition plus méridonale comme le Tarier pâtre.

Photo René Dumoulin

 

 

La diminution des populations de Pipit farlouse est due au moins en partie au réchauffement climatique.

Photo Jean-Marie Wynants

 

 

 

Globalement, il est difficile de voir qu’une espèce en particulier régresse ou au contraire progresse à la suite des changements climatiques. Mais la combinaison et l’analyse des données suggèrent que plusieurs espèces doivent leur régression actuelle au moins en partie à une modification du climat : Pipit farlouse, Grive litorne, voire Pie-grièche grise. La progression d’espèces comme le Tarier pâtre ou l’Hypolaïs polyglotte peut elle aussi vraisemblablement être reliée au réchauffement global.

Mais, conclut l’étude, les changements dus au réchauffement observés à ce jour dans notre région ne constituent qu’une menace relativement mineure comparée aux transformations de l’environnement imputables aux activités humaines, qui sont particulièrement sévères en Wallonie. Toutefois, une grande prudence s’impose pour les prédictions futures, vu la complexité des mécanismes à l’œuvre, l’éventualité que les effets s’expriment avec un délai de retard et, surtout, l’incertitude sur la façon dont l'homme réagira à cette menace.

 

 

Note à l'attention des journalistes :


> Contact presse :
Jean-Yves Paquet - jean-yves.paquet(at)aves.be - 0473 50 13 19

> L'article complet est disponible au téléchargement

> Afin d'illustrer vos articles concernant ce communiqué de presse, n'hésitez pas à télécharger :

  • Visuel 1 : Observateur - Photo : Mathieu Gilet (5,1 Mo)
  • Visuel 2 : Tarier pâtre - Photo : René Dumoulin (1,3 Mo)
  • Visuel 3 : Pipit farlouse - Photo : Jean-Marie Wynants (5,6 Mo)

Merci de mentionner le nom des photographes.

> Logos à télécharger : Natagora
Les visuels en CMYK ne sont pas visibles dans certains navigateurs, si c'est le cas, il vous suffit de faire un clic droit et d'enregistrer le lien.

 

 

Ce document est un communiqué de presse de l’Association naturaliste Aves - Natagora

 

http://us4.campaign-archive2.com/?u=a1811fcb2ef0e9da65b4fd9f7&id=e30e3e5d26&e=9d68bf3c3e

http://www.natagora.be/fileadmin/Natagora/Presse/Presse_2015/doc_journalistes/Aves51-4_article_climat_oiseaux.pdf

 

Jacques Schwers

Le 6 février 2015

 


06/02/2015
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Poser des nichoirs au printemps ?

Poser un nichoir au printemps ?

 Bleue150110js8685w.JPGMésange bleue   photo JS  (C)

 

Il est généralement conseillé d'installer les nichoirs entre l'automne et la fin de l'hiver, mais peut-on encore le faire au printemps, voire plus tard ?

 

Abstract

There is a real "housing crisis" for many bird species that breed in cavities or in man-made stone structures.  Indeed, the old trees are often cut and the modern buildings are rather inhospitable.  You can help by placing nest boxes, between autumn and the end of winter.  But is it also useful to install them later?

 

 

Il existe une vraie "crise du logement" chez de nombreuses espèces d'oiseaux cavernicoles, c’est-à-dire ceux qui nichent dans des cavités ou les anfractuosités.  C’est le cas, entre autres des Mésanges, des Pics, de la Sittelle torchepot (Sita europaea), ou des Moineaux.

C’est le cas aussi de quelques semi-cavernicoles, qui nichent dans les recoins abrités de bâtiments ou de falaises, comme les Hirondelles, et les Martinets.

En effet, les vieux arbres sont souvent abattus, et les anciennes granges détruites.  Quant aux façades des bâtiments modernes, elles sont plutôt inhospitalières.

Il est possible d’aider ces espèces en posant des nichoirs adaptés aux espèces que l'on veut aider.  Le problème est de savoir quand les installer.

 

Il est généralement conseillé de le faire entre l'automne et la fin de l'hiver, mais, pour certaines espèces, on peut les poser plus tard.   Ainsi, les Martinets noirs (Apus apus) revenant tardivement d'Afrique, on peut encore installer les nichoirs en avril.

Il est généralement conseillé d'installer les nichoirs le plus tôt possible, en automne ou avant la fin de l’hiver, afin de permettre aux futurs locataires de les repérer et de les visiter.  Et ils pourront aussi leur servir d'abris lors des longues et froides nuits d'hiver.

Les oiseaux sont également susceptibles de nicher dans les nichoirs dans lesquels ils se sont abrités durant l'hiver.


En fait, le principe de base est que les nichoirs soient disponibles au moment où les oiseaux commencent à chercher un site de nidification.   S'ils sont installés top tardivement, risquent de rester vides.

La date limite de fabrication de nichoirs généralement conseillée varie selon les régions : dans le sud des États-Unis, on suggère souvent d'installer les nichoirs avant février, tandis que dans les états septentrionaux, la période de pose couramment admise s'étale jusqu'à la fin mars.
Au début de la période d'établissement du territoire, le mâle est à la recherche du site de nidification.

 

Même si votre nichoir n'est pas occupé dès la première fois parce que vous l'avez installé un peu tard, des oiseaux pourront le repérer et s'y installeront peut-être lors de la saison suivante, voire pour élever leur deuxième nichée la même année.

Lorsque la densité d'une espèce est élevée et que les sites de nidification manquent, les nichoirs pourront être utilisés rapidement même s'ils ont été installés tardivement, même par des espèces qui nichent normalement précocement comme les mésanges.

Enfin, sachez que certains nichoirs ne seront jamais occupés, même s'ils ont été installés à la bonne période : l'exposition, la hauteur, les dérangements ou la présence de dangers peuvent expliquer cette situation.

Si votre nichoir n'est toujours pas utilisé  deux saisons de reproduction de suite, cherchez un meilleur emplacement.

 

Dans tous les cas, une fois que votre nichoir est occupé, limitez au maximum les dérangements et les tentations de regarder ce qu'il y a dedans.  Vous pouvez toutefois surveiller les allées et venues des parents afin de vérifier que tout se passe bien.  Si vous avez un doute et que vous souhaitez vérifier l'état de santé de la progéniture, faites-le plutôt après la naissance des petits.  Les abandons du nid sont plus fréquents que lors de la couvaison.
Si votre nichoir a été utilisé, il faudra vérifier son état, et surtout le nettoyer après l’envol des petits.

 

En conclusion, la période généralement conseillée pour installer un nichoir est comprise entre le 15 novembre et le 15 mars, mais il est tout à fait possible de le poser après.  Les changements climatiques, qui favorisent la sédentarisation et un retour de plus en plus précoce des migrateurs, vont certainement conduire à les installer de plus en plus tôt.

 

Je me suis inspiré d'un article du site Ornithomedia, que je vous conseille de consulter : il est plein de renseignements et informations utiles.

 

http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/poser-nichoir-printemps-est-trop-tard-01670.html

 

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

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Sources

The Cornell Lab of Ornithology. All about birdhouses : 

http://nestwatch.org/learn/all-about-birdhouses/?__hstc=

BTO. Putting up a nest box. www.bto.org/about-birds/nnbw/putting-up-a-nest-box

 

http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/poser-nichoir-printemps-est-trop-tard-01670.html

 

 

Jacques Schwers

Le 27 février 2015

 


27/02/2015
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