ORNITHO PHOTOS

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INFORMATIONS OISEAUX 2015


Photographier les oiseaux

Photographier les oiseaux 

Photographier les oiseaux.JPGVerdier d'Europe   (C) photo JS

Comme chaque année, Natagora organise, le prochain weekend (31/01 et 1/02/2015), un recensement des oiseaux de jardin.

Je vous rappelle que Natagora organise conjointement un concours photographique.

C’est le moment de vous faire part de quelques conseils pratiques pour réussir vos photos.

 

Pour réussir de bonnes photos, il faut de la chance (être là au bon moment), beaucoup de patience et un grand don d’observation.

On peut réussir de bonnes photos, il faut aussi pouvoir choisir un bon angle de prise de vue et une bonne lumière.  La composition et le cadrage de la photo sont également importants.

 

Le choix d’un appareil photographique adéquat est important.  Il dépend, entre autres, du genre de photo que vous souhaitez réaliser, et … de l’épaisseur de votre portefeuille.

Pour les photos de nature, il n’est pas indispensable de s’acheter un appareil très cher, ni le dernier cri de la technologie.

On peut déjà réaliser de bonnes photos avec un appareil compact ou avec un ‘bridge’.  Ce genre d’appareils dispose aujourd’hui de focales performantes, d’un long zoom, et d’un stabilisateur.

 

Pour photographier des paysages, des ambiances, ou pour capter des oiseaux peu craintifs, comme les mésanges ou les rouge-gorges, une focale de 50mm suffit.  Vous pouvez l'utiliser pour fixer vos oiseaux de jardin.

Mais, pour photographier des oiseaux plus craintifs, comme les pics verts ou le geai des chênes, ou des oiseaux en mouvement, on est tenté de choisir un appareil avec des objectifs interchangeables plus puissants.  Dans ce cas, des petits téléobjectifs, entre 70 et 200 mm sont suffisants.  Personnellement, je dispose d’un zoom 18 – 275 dont je suis très content.

 

Chaque saison vous réserve ses possibilités de prendre de bons clichés.

En hiver, la lumière est faible et les oiseaux, à la recherche de nourriture, ont tendance à se rapprocher des humains et à s’aventurer plus souvent dans les jardins.  C’est le moment de les fixer sur la pellicule, … pardon, sur la carte-mémoire de votre appareil.

Je me souviens d’un jour de grand froid, sous la neige, j’ai pu fixer une Sittelle torchepot picorant des graines sur ma main.  Très émouvant.

 

Les meilleurs moments, pour prendre des photos en hiver, sont ceux du lever et du coucher du soleil.

Les intempéries (brouillard, neige) permettent parfois de prendre des clichés intéressants, mais bien que plus compliquées à obtenir.

 

Le printemps vous permet de surprendre les parades nuptiales, ou, plus tard, les oisons et autres canetons encadrés de leurs parents.  C’est aussi la période des retours de migration, et les grands vols en «V» de certaines espèces, comme les grues ou les oies.  C’est aussi le moment des bourgeons et des fleurs, avec leur cortège de couleurs.

 

L’été est l’occasion de voyager vers des pays plus ou moins lointains, ou des régions peu connues, découvrir de nouvelles espèces.  Vous n'êtes pas obligés d'aller loin : les régions du sud de l'Europe peuvent vous réserver des surprises.  Outre les oiseaux, vous serez peut être tentés de photographier des insectes.

 

L’automne vous réserve de splendides couleurs aux tons chauds.  C’est le moment du départ en migration, qui peut vous réserver de beaux clichés.

 

Réussir ses photos d’oiseaux des jardins.

Outre le matériel, les clichés d’oiseaux nécessitent une bonne préparation et un bon sens de l’observation, et un bon éclairage et un bon cadrage.

Au début, le jardin reste l’endroit le plus facile pour s’exercer.

Pour attirer chez vous les différentes espèces, il faudra prévoir d’installer des mangeoires, en prenant garde de ne pas permettre aux chats et autres prédateurs d’y accéder.  Méfiez-vous des Corneilles ou, à Bruxelles, des perruches, particulièrement voraces.

Il est important de protéger la nourriture de la pluie et de la neige et de nettoyer régulièrement les mangeoires.

Personnellement, faute d’arbre dans mon jardin, j’y ai installé un porte-manteau métallique, auquel j’accroche des boules de graisse et des distributeurs de graines diverses pour oiseaux.  J’ai aussi une petite maisonnette en bois avec distributeur de graines.

Je puis ainsi saisir de belles photos à travers les vitres de mon salon.

Pour ce genre de photo, un appareil simple est suffisant.

 

La lumière

L’intensité de la lumière et sa direction sont des conditions primordiales.

Tout dépend, bien sûr, de la saison et du temps qu’il fait.

Un éclairage frontal sous un ciel dégagé en plein après-midi d’été va ‘écraser’ la photo.  Pour augmenter le relief et mettre en évidence certaines caractéristiques de l’oiseau, il est bon d’avoir une lumière transversale à environ 45°.

Pour obtenir une bonne profondeur de champ et du relief à l’image, il est préférable de régler son appareil en pleine ouverture.  La sensibilité ne doit pas être trop grande (200 à 400 ISO).

Pour saisir le mouvement, par exemple un cygne au décollage, il faut une vitesse rapide (jusqu’au millième de seconde) et une petite ouverture.

L’idéal est de viser l’œil de l’oiseau, mais ce n’est pas toujours possible.

Le choix de l’orientation, portrait ou paysage, est un choix personnel.  Il dépend aussi du sujet.

En ce qui concerne le cadrage, il est conseillé de ne pas centrer le sujet principal (en l’occurrence, la tête de l’oiseau.  L’idéal est de décaler l'oiseau et de laisser une distance plus grande du bord de la photo dans la direction du bec de l’oiseau.

 

L’expérience sur le terrain, la rencontre d’autres photographes, la bonne connaissance de son appareil vous permettront de réaliser de splendides photos.

Je n’ai pas parlé ici des programmes informatiques de traitement des photos, qui vous permettent de corriger éventuellement vos photos.  C’est un achat intéressant si vous faites de la photo votre métier ou votre hobby principal.

 

Le respect de l’animal.

Un point sur lequel j’insiste beaucoup est le respect de l’animal.

Il faut, dans la mesure du possible, éviter de troubler l’animal, de lui faire peur.

A titre d’exemple, une photo, prise de tout près, d’une couvée dans un nid peut amener les parents à fuir définitivement et à abandonner ainsi sa couvée. Ce serait dommage.

Evitez donc de photographier des couvées de près, simplement pour le plaisir d’avoir une photo dite ‘sensationnelle’.

Vous pouvez toujours tenter de de vous placer plus loin du nid et utiliser un téléobjectif adéquat.

 

Je me suis inspiré, pour rédiger ce document, d’un article de Gérard Frola, formateur chez Natagora, paru sous la plume d’Aimée Legoff dans les journaux du groupe l’Avenir.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150128_00593159

 

 

Pour rappel, le recensement des oiseaux de jardin a lieu ces samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2015

Toutes les infos pratiques sur  www.natagora.be/oiseaux.

 

Jacques Schwers

Le 30 janvier 2015

 


29/01/2015
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Communiqué de presse Natagora : L'IMPACT DU CLIMAT SUR LES ESPECES LOCALE

PinsonDA150301js047w.JPGPinson des arbres Photo js (C)

Un problème qui intéresse tous les naturalistes : l'impact du dérèglement climatique sur la faune et la flore.

Je vous propose le communiqué de presse de Natagora sur ce sujet qui concerne toute l'Europe.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE NATAGORA

13 novembre 2015

 

 (c) Natagora

Climat : l'impact sur nos espèces locales

 

Grâce à un large réseau de naturalistes présents sur le terrain, Natagora observe depuis plusieurs années l’impact des changements climatiques sur nos espèces locales.  L’association ira porter plusieurs revendications à la COP21 à Paris.

 

Depuis le début des relevés météorologiques en Belgique en 1833, la température moyenne a augmenté de 2°C dans notre pays.  L’impact sur la biodiversité en Wallonie et à Bruxelles est indéniable.  Certaines espèces apparaissent (guêpier d’Europe, araignées, libellules), d’autres sont menacées (tétras-lyre, pipit farlouse).

 

Les grues cendrées de plus en plus précoces

En Europe, les premiers retours des oiseaux migrateurs sont en moyenne de plus en plus précoces.  Les observations faites sur le terrain en Wallonie s’inscrivent en droite ligne dans ce constat.  Ainsi, dans les années 1980, la moitié des grues cendrées en migration printanière nous avaient déjà survolés le 15 mars.  Ces dernières années, dès le 4 mars, elles sont déjà passées.  On peut donc affirmer que la grue avance sa migration d’une journée tous les 4 ans.

 

Photo : Grues cendrées (Thierry Gridlet)

 

Face à ces changements, les zones naturelles protégées jouent de nombreux rôles positifs.  Elles régulent l’émission des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en fonctionnant comme puits de carbone.  Face aux dérèglements dus au réchauffement, un vaste réseau de zones naturelles joue un rôle de refuge pour les espèces dont les aires de répartition changent.

 

Le coucou change d’hôtes

Le coucou migre jusqu’en Afrique tropicale pour passer la mauvaise saison et revient pondre dans le nid d’autres espèces pour l’élevage de ses jeunes.  Les dates de son retour de migration n’ont été que très légèrement modifiées.  Mais certaines des espèces qu’il parasitait (comme l’accenteur mouchet et le pipit farlouse) sont bien plus en avance.  Le coucou arrive donc maintenant trop tard pour déposer ses œufs dans les nids de ces deux espèces.  Il parasite donc d’autres espèces, en particulier la rousserole effarvatte.  Si le lien entre le déclin constaté du coucou (Europe : -16% depuis 1980, Wallonie : -60 % depuis 1990) et le changement d’espèces parasitées n’est pas encore établi, cet exemple montre que les changements climatiques peuvent fortement influencer les relations entre espèces et modifier le fonctionnement des écosystèmes.

 

 Photo : Coucou gris (Aurélien Audevard)

 

Des investissements et des politiques courageuses dans les économies d’énergie, les énergies renouvelables et l’empreinte carbone doivent voir le jour à tous les niveaux de pouvoir pour limiter le réchauffement. Cependant, certains projets à image verte sont en fait désastreux pour la biodiversité.  Les agro-carburants, par exemple, mais également l’éolien non réfléchi. En Belgique, les activités humaines, responsables notamment de la fragmentation des paysages, aggravent les effets du réchauffement en entravant les changements d’aire de répartition des espèces peu mobiles.

 

Une politique ambitieuse de mise en place d’aires naturelles protégées constitue donc une action essentielle de l’adaptation aux changements climatiques.  La conservation, la restauration et le développement de la biodiversité peuvent et doivent donc faire partie intégrante de la stratégie pour faire face aux changements climatiques.

 

Les populations d’oiseaux se déplacent vers le Nord

Les données récoltées par les ornithologues amateurs montrent une modification progressive des communautés d’oiseaux qui nichent en Wallonie.  Elles intègrent de plus en plus d’espèces méridionales tandis que les espèces nordiques sont de moins en moins abondantes.  Cette tendance est généralisée dans le Nord-Ouest de l’Europe.  Les communautés évoluent à la vitesse de 2 km par an.  C’est-à-dire que l’avifaune d’un endroit donné est maintenant identique à celle qui se trouvait 50 km plus au sud, 25 ans plus tôt.  Ainsi, chez nous, certaines espèces se raréfient : le pipit farlouse, la grive litorne ou la pie-grièche grise.  D’autre espèces, à tendance méridionale, progressent, comme le tarier pâtre ou l’hypolaïs polyglotte.

 

Photo : Tarier pâtre (Aurélien Audevard)

 

Que soutient Natagora face aux changements climatiques ?

Face à ses constats, et forte de son expertise scientifique, Natagora a énoncé 5 recommandations, qu’elle ira porter avec un groupe de sympathisants le 29 novembre à Paris :

 

1 - Il est essentiel de réduire de toute urgence notre production de gaz à effet de serre, non seulement en diminuant la part des énergies fossiles dans le paquet énergétique, mais aussi en diminuant notre consommation d’énergie.
 
2 - Il est essentiel d’augmenter les surfaces de milieux naturels protégés. En effet, la plupart des habitats naturels (forêt, tourbière…) constituent des puits de carbone très efficaces.  De plus, la multiplication de ces espaces permet de réduire l’impact des changements climatiques sur la biodiversité.
 
3 - Les choix de politique agricole doit mieux prendre en compte le rôle de puits de carbone des sols agricoles, et arrêter rapidement leur dégradation actuelle (notamment par le labour des prairies dans nos contrées).
 
4 - Les investissements et la recherche dans les énergies renouvelables doivent se multiplier.  Néanmoins, cette transition doit être réfléchie et ne pas se faire au détriment de la biodiversité.
 
5 - Plus d'études et de recherches doivent être financées pour analyser l’impact des changements climatiques sur la biodiversité, et leurs conséquences sur les besoins humains fondamentaux, afin de faciliter l’adaptation à ces changements.

 

> Retrouvez nos actions pour le climat sur www.natagora.be/climat

 

Présente dans tout l’espace Wallonie-Bruxelles, Natagora possède de nombreuses réserves naturelles, réparties sur plus de 4.500 hectares.  Le grand objectif de l’association est d’enrayer la dégradation de la biodiversité et contribuer au rétablissement d’un meilleur équilibre entre l’Homme et la nature.

 

Copyright © 2015 Natagora, All rights reserved.

 

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Jacques Schwers

Le 16/11/2015

 


18/11/2015
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Les oiseaux migrateurs et les radars météo

Les oiseaux migrateurs et les radars météo

 

Photo exclusive IRM  (C)

 

Les radars installés en Belgique sont évidemment indispensables à la navigation aérienne civile et, depuis peu, militaire.

Ces radars permettent également de détecter les oiseaux, surtout si ceux-ci sont nombreux, comme c’est le cas en période de migration, où à l’occasion des feux d’artifices.

 

Voir mes articles :

http://www.jacques-ornitho.be/le-radar-et-les-martinets-noirs

http://www.jacques-ornitho.be/les-feux-d-artifice-du-nouvel-an-a-l-origine-d-un-envol-massif-des-oiseaux

 

Depuis un peu plus d’un an, l’Institut Royal Météorologique fournit à notre Force aérienne une évaluation en temps réel du nombre d’oiseaux se trouvant dans l’air.

L’IRM se base sur des données des radars météorologiques.

Outre les précipitations, les radars météorologiques sont en effet sensibles au nombre d’oiseaux présents dans l’espace aérien.

Habituellement, il y a trop peu d’oiseaux en l’air que pour pouvoir renvoyer un signal clair de détection.

Par contre, on peut observer un fort signal radar pendant les périodes migratoires.
Sur les images radar semblables à  celles que l’on peut consulter sur le site http://www.meteo.be/meteo/view/fr/65239-Accueil.html, ces échos d’oiseaux sont enlevés par filtrage.

Mais pour certaines applications particulières, ces informations peuvent être utiles.

Il existe, par exemple, en biologie, un domaine d’étude en biologie qui s’intéresse, entre autres, aux signaux d’oiseaux dans les images radar : cela s’appelle l’aéro-écologie.


A côté de cela, ces informations sont également utilisées par l’aviation, aussi bien civile que militaire, afin d’éviter au maximum les collisions entre oiseaux et avions.

 

Début octobre est traditionnellement une période intense de migration aviaire.

Notre pays se trouve sur une importante trajectoire pour les oiseaux en provenance de Scandinavie, en route vers le Sud.

Il semble que les oiseaux attendent des conditions météo favorables pour gérer le moment de leur voyage, entre autres la direction et la vitesse du vent, la visibilité et la température y jouent un rôle très important.

Il faut noter que beaucoup d’espèces d’oiseaux, essentiellement des passereaux, préfèrent voler de nuit pour éviter les prédateurs.  Cela n’empêche pas par exemple, les Faucons pèlerins bruxellois de profiter des lumières de la ville pour chasser la nuit.

Les écrans des radars indiquent combien d’oiseaux sont en vol dans l’atmosphère de même que leur altitude moyenne.

De par la haute résolution temporelle des images radar belges, le déroulement de ces migrations peut être précisément reporté sur des cartes. 
L’IRM livre ces données à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique et à l’Université d’Amsterdam pour de plus amples recherches scientifiques.

 

Je vous convie à vous rendre sur le site de l’IRM pour plus de détails.

http://www.meteo.be/meteo/view/fr/22302588-L%27envol+des+oiseaux+migrateurs+vu+par+les+radar+meteo.html

 

 

Bonnes observations

 

Jacques Schwers

Le 29 octobre 2015


29/10/2015
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Les oiseaux migrateurs désorientés

Les oiseaux migrateurs désorientés

Oiseaux migrateurs désorientés JS.JPGPhoto js (C)
 

Selon une étude allemande, reprise par la revue Nature, les oiseaux migrateurs, comme les Rouges-Gorges familiers (Erithacus rubecola), seraient désorientés par les ondes radios de type AM.

Ces ondes radio perturberaient la boussole magnétique interne de ces oiseaux.

 

Des chercheurs de l’université d’Oldenburg (Basse-Saxe) ont isolé des rouges-gorges dans des cages, dont certaines comportaient une protection en aluminium contre les ondes électromagnétiques entre 50 kHz et 20 MHz, c’est à dire dans la gamme des ondes AM.  Ces boucliers ne perturbaient pas le champ magnétique terrestre.

 

Les oiseaux des cages ‘protégées’ se positionnaient du côté nord de la cage.

Ceux qui n’étaient pas abrités du bruit de fond électromagnétique se plaçaient de manière aléatoire.  De plus, les oiseaux réagissaient à chaque nouvelle source d’ondes dans leurs cages.

 

Ces ondes radios agiraient à des niveaux bien moindres que les doses sanitaires maximales admissibles pour l’Homme, fixées par l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection.  Il s’agit d’intensités équivalentes à celle rencontrée à 5 km d’une station d’émission radio.

 

Selon les chercheurs, le ‘bruit électromagnétique’ d’origine humaine pourrait contribuer au déclin rapide de certaines espèces.

 

Toutefois, il faut rappeler que des milliards d’oiseaux migrateurs trouvent chaque année leur route.  De plus, le champ magnétique n’est qu’un des outils utilisés par ces oiseaux pour se guider.

 

Pour aider les oiseaux migrateurs à trouver leurs chemins, il faudrait abandonner de manière graduelle l’usage de cette portion du spectre électromagnétique

 

Traduit et adapté de la revue Nature

 

Références :

http://www.nature.com/nature/journal/v509/n7500/full/nature13290.html

http://www.nature.com/nature/journal/v509/n7500/full/nature13334.html

http://www.jacques-ornitho.be/la-migration-des-oiseaux-partie-1-1

http://www.jacques-ornitho.be/la-migration-des-oiseaux-partie-2

 

 

Jacques Schwers

Le 31 mai 2015

 


31/05/2015
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Oiseau blessé ou tombé du nid

Oiseau blessé ou oisillon tombé du nid

 Oiseaux blessés.JPGRouge-Gorge familier  photo JS  (C)

 

Le site Ornithomedia.com a mis à jour de ses derniers articles concernant les oiseaux blessés ou tombés du nid, avec plusieurs éléments pratiques : précautions sanitaires à suivre, évaluation de l'âge d'un oisillon, conseils pour le laisser dans la nature, et régime pour petits insectivores.

Les centres de revalidation reçoivent régulièrement des demandes de la part de la population pour savoir comment réagir lorsque l'on recueille un oiseau blessé ou un oisillon tombé du nid.

Quels sont les gestes utiles lorsque vous découvrez, sur votre terrasse, un oiseau qui s’est cogné à votre vitrage, ou, dans votre verger, un oisillon tombé du nid ?  Où l'installer confortablement, qui appeler pour vous aider ou éventuellement venir le chercher, comment et que lui donner à manger, quels premiers soins à donner, etc ?

 

Abstract

Revalidation centers regularly receive requests from the public to know how to react when collecting an injured bird or a bird fallen from the nest.

What are the useful gestures when you discover, on your terrace, a bird that is hit to your windows or in your back yard, a baby bird fallen from the nest? Where comfortably, which call for help or possibly pick him, and how to feed him, what first aid to give, etc?

 

Un oiseau blessé

Beaucoup d’oiseaux se cognent sur des surfaces vitrées ou aux pales d’une éolienne.  D’autres sont victimes de prédateurs comme le chat, ou percutent une automobile.

L’idéal est de s’approcher doucement et patiemment de l'oiseau et déposez un linge sur lui afin de l'attraper et de le calmer.

Il faut ensuite placer l'oiseau blessé, et dans un carton percé préalablement de trous dans une pièce tranquille.  L’obscurité le calmera. Au fond de la caisse, placez des feuilles de journal pour faciliter le nettoyage.  Maintenez une température agréable, de 20°C environ.

 

Si vous n’y connaissez rien, il faut toujours éviter de donner les soins soi-même car vous on ne fait qu’aggraver les blessures.

Et surtout, il faut appeler dès que possible un centre de soins ou un vétérinaire.  Ces centres de sauvegarde de la faune accueillent en effet tous les animaux sauvages.  Ils sont réglementés et disposent d’un agrément.  Leurs responsables sont titulaires d’un certificat de capacité.

 

En France, il existe des centres de soin de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) et des centres de sauvegarde de l’UFCS (Union Française des centres de Sauvegarde).

 

Ces centres existent également en Belgique, auprès de la  Ligue Royale Belge de Protection des Oiseaux

 

Détenir ou transporter un animal sauvage

Rappelons aussi qu'il est illégal de détenir ou de transporter des animaux sauvages sans autorisations, sauf pour l'apporter à un centre de soins, ou s'il est en détresse.  Il faudra donc limiter au maximum la présence des oiseaux blessés à votre domicile.

 

Les risques sanitaires

Récupérer un oiseau blessé ou un oisillon abandonné ne pose généralement pas de problème sanitaire particulier si l'on prend certaines précautions.

-      Ne placez pas l'oiseau ou l'oisillon dans votre cuisine, dans les pièces où vous stockez de la nourriture ou dans les pièces très fréquentées

-      Lavez-vous les mains avant et après avoir manipulé des oiseaux sauvages ou nettoyé leurs cages.

-      Nettoyez les ustensiles ayant servi à nourrir l'oiseau ou l'oisillon.

 

Examiner et manipuler un oiseau

Si vous vus en sentez capables, vous pouvez administrer les premiers soins.  Si l'oiseau que vous avez recueilli vous semble blessé ou en mauvais état et que le centre de soins ne peut pas le prendre en charge, vous pouvez l'examiner brièvement pour rechercher d'éventuelles blessures, en évitant toute mauvaise manipulation risquant d'aggraver la situation.

 

Un oiseau tombé du nid

Comment un oisillon peut-il se retrouver en dehors de son nid ?

-      Il a été poussé par "dessus bord" par un oiseau parasite comme un coucou ou par ses frères (dans le cas des rapaces).

-      Le vent l'a fait tomber

-      Le nid était mal fixé à son support

-    L'oisillon a quitté son nid volontairement (exposition au soleil, parasites, parents disparus).

 

L'aide à apporter varie en fonction de son âge.  Mais, ici aussi, si vous n’y connaissez rien, il vaut mieux faire appel au centre de revalidation le plus proche.

La meilleure solution est souvent d'intervenir le moins possible.

 

Pour les détails, je vous suggère de consulter l’article paru sur le site d’Ornithomedia.

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

Oiseaux en détresse : comment réagir au mieux ?

 

Nourrir un oisillon recueilli

 

À lire sur le web

La liste des centres de sauvegarde LPO : www.lpo.fr/oiseaux-en-detresse/centres-de-sauvegarde

La liste des centres de soins de l'UFCS : http://uncs.chez.com/

Le site web de Ron Hines : www.2ndchance.info

Liste des centres en Belgique : http://protectiondesoiseaux.be/liste-des-centres-de-revalidation/

 

Ouvrages recommandés

Recueillir et soigner les petits animaux sauvages de (Relié) Gérard Grolleau

Guide des oiseaux de nos jardins de Claude Feigné (Auteur) et Gérard Schmitt (Auteur)

Le Traité Rustica des oiseaux du jardin de Guilhem Lesaffre (Auteur), Catherine Levesque (Auteur) et Emmanuel Risi (Auteur)

 

 Bonne chance !

 

Jacques Schwers

Le 10/05/2015


10/05/2015
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