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INFORMATIONS OISEAUX 2011-2012


Les Harfrangs et la Simulie

Les Harfangs et la Simulie

 

Les simulies peuvent empêcher les Harfangs des neiges de se reproduire.  En 2011, des ornithologues scandinaves ont découvert que ces moucherons piqueurs hématophages avaient forcé deux femelles à abandonner leur nid.

 

Le Harfang des neiges (Bubo scandiacus) est un rapace nocturne (Strigiforme), habitant dans les régions arctiques, notamment en Scandinavie.  Il affectionne les toundras et les hauts plateaux, au-dessus de la limite des arbres.  Il se nourrit de petits mammifères (comme le Lemming) et de petits oiseaux.

Il est relativement rare, et le succès de sa reproduction varie d'une saison à l'autre, en fonction des conditions météorologiques et de la densité de leurs proies.

 

La Simulie est un diptère du genre Simulium, piqueur hématophages, présent principalement dans les zones humides.

Ces insectes sont bien connus pour leurs grandes capacités de nuisance.

Certaines espèces sont plus dangereuses que d'autres, leurs piqûres pouvant parfois provoquer des enflures et des réactions allergiques.

Sur les 70 espèces présentes dans l'Arctique américain, 36 % sont ornithophiles, c’est-à-dire qu’elles s'attaquent particulièrement aux oiseaux.

Les simulies attaquent généralement les parties sans plume du corps, et en particulier les paupières qui peuvent être complètement enflées.

 

Leurs attaques sont connues pour être particulièrement pénalisantes chez le Grand-duc de Virginie (Bubo virginianus), probablement via la transmission de parasites.  On a même observé qu'à la fin de l'été, ces oiseaux quittaient leurs dortoirs dans les arbres et s'installer en terrain découvert pour essayer d'échapper aux piqûres.

Des observateurs ont vu une colonie de Goélands cendrés (Larus canus) être complètement bouleversée par ces simulies.

Dans le nord de la Finlande, les simulies constituent aussi une nuisance pour les Tétras-lyres (Tetrao tetrix) et les Buses à queue rousse (Buteo jamaicensis).

 

En Scandinavie, 2011 a été une très bonne année pour la reproduction des Harfangs des neiges : en juin 2011, 42 nids ou tentatives de nidification ont été comptés en Norvège et 10 en Finlande. Des ornithologues norvégiens et finlandais ont visité et étudié ces nids, tous situés en zone alpine inférieure.  Ils ont découvert deux nids que les femelles avaient abandonnés à cause des attaques de simulies.

Une des femelles a pu être examinée : elle présentait de nombreuses piqûres sur le cou et sur la tête, en particulier au niveau des yeux.

Ces deux cas d’abandon de nid montrent donc que les simulies peuvent parfois provoquer l'échec de la nidification du Harfang des neiges.

Toutefois, les cas de ces deux femelles de harfang semblent exceptionnels.  Les ornithologues ont constaté que les emplacements qu'elles avaient choisis pour pondre s'éloignaient des caractéristiques classiques des sites de nidification de l'espèce : leur altitude était moindre, la végétation buissonneuse était plus développée il y avait des points d'eau à proximité.  Or, les simulies sont particulièrement présentes près de l'eau.

 

 

Pour lire l’article complet, je vous suggère de consulter le site  de Ornithomedia :

http://www.ornithomedia.com/breves/simulies-peuvent-empecher-harfangs-reproduire-00833.html?utm_source=Newsletter&utm_medium=E-mail&utm_campaign=Newsletter+Juin+2013

 

 

Jacques

Le 20 août 2013

 


21/08/2013
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Les oiseaux, tête de Linotte ?

Les oiseaux, des "têtes de linotte" ?

 

Dans le langage populaire, les insultes comme ''cervelle d'oiseau'' ou ''drôle d'oiseau'' contribuent à ancrer l'idée que ces vertébrés sont de petits êtres légers et simples.  Dans la réalité, les exemples de comportements complexes et de formes d'intelligence sont nombreux.  Certains corvidés fabriquent par exemple ses outils pour attraper leur nourriture.

 

Le cerveau des oiseaux

En raison de l'existence d'ancêtres communs, les cerveaux des reptiles et des oiseaux sont assez semblables.  Toutefois, les oiseaux ont des hémisphères cérébraux et un cervelet relativement plus grands. En outre, les oiseaux ont de plus grands lobes optiques et de plus petits bulbes olfactifs.

On constate que les oiseaux sont, après les mammifères, les vertébrés dont l'encéphale est le plus développé par rapport à la taille de l'animal.
Des examens du cerveau des oiseaux montrent que des prétendues régions dites primitives des cerveaux des oiseaux sont en fait des régions complexes analogues à celles des mammifères.  Ces régions contrôlent le traitement sensoriel, les commandes motrice et sensori-motrice comme le néocortex des mammifères.  Des études ont également prouvé que les régions des cerveaux des deux classes de vertébrés sont comparables dans leurs fonctionnements génétiques et biochimiques.

Le chant

Le chant des oiseaux est devenu l'un des éléments les plus étudiés pour comprendre comment l'environnement peut influer sur le fonctionnement du cerveau.  Le chant semble être génétiquement programmé.  En revanche, certains oiseaux doivent apprendre le chant de leur espèce. 

L'apprentissage du chant chez les jeunes oiseaux est un processus qui commence par des vocalises préliminaires et qui s'achève par l'émission d'un chant complet. Cet apprentissage est une période sensible chez certaines espèces, au cours de laquelle une perturbation dans le développement de l'oiseau peut affecter de façon définitive la qualité du chant.  Des oiseaux élevés loin de leurs congénères ont émis des motifs sonores fortement dégradés, même s'ils restaient typiques de leur espèce.

 

Les comportements innés

Des expériences récentes ont montré que les facultés d'apprentissage des oiseaux et des mammifères dépendaient de différentes parties du cerveau.

Le premier comportement inné de l'oiseau est l'acte de sortir de sa coquille.  L'instinct guide une grande partie de la vie des oiseaux, que ce soit le vol, la migration, le chant, la recherche de la nourriture, les attitudes de menaces lors des parades nuptiales ou l'entretien du plumage.

 

 Les parades sont des comportements stéréotypés qui, caractérisent une espèce.  En outre, elles sont très ritualisées : elles dérivent en partie de gestes de la vie courante (toilette, nourrissage, chasse) qui ont subi des modifications au cours de l'évolution.  Ils ont par exemple été exagérés, accélérés, répétés de façon rythmée, si bien qu'on ne parvient pas toujours à identifier l'origine de ceux-ci.

Lors de la parade nuptiale, le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) secoue la tête en redressant les plumes de sa collerette.  Cette attitude stéréotypée correspond à une situation bien définie, transmise de génération en génération par l'intermédiaire des gènes.  Un jeune oiseau complètement isolé de ses congénères présentera ce même comportement.

 

 

Lorsqu'un oisillon de Goéland argenté (Larus argentatus) frappe la tache rouge située à la pointe du bec de son parent, celui-ci ouvre son bec et régurgite la nourriture. En présentant au poussin n'importe quel objet marqué d'une pointe rouge à son extrémité, on obtient de lui le même comportement.

 

Plusieurs oiseaux manifestent une crainte instinctive de certaines silhouettes, comme celle d'un faucon en vol ou d'une chouette perchée. Les oisillons réagissent instinctivement aux cris d'alarme des parents.  Chez de nombreuses espèces, il existe même des cris différents suivant les menaces et les jeunes savent les distinguer.

 

L'instinct conduit en principe l'oiseau à faire ce qui est indispensable à sa survie.   Parfois, l'instinct peut desservir les intérêts des oiseaux.  C'est le cas des Pipits farlouses (Anthus praetensis) qui nourrissent de façon exclusive l'oisillon de Coucou gris né dans leur nid, une fois que celui-ci a exclu les petits pipits du nid.

 

L’apprentissage

Mais les oiseaux sont aussi capables d'apprendre, ce qui leur permet d'améliorer l'efficacité de certains de leurs actes.

L’intelligence des oiseaux, c’est-à-dire leur capacité de résoudre des problèmes posés sont parfois étonnants.  Des corneilles au Japon ont été vues posant des noix sur les passages piéton quand le feu est rouge et attendre que des voitures passent pour récupérer les noix cassées.
Certains oiseaux disposent d'une mémoire étonnante, notamment pour se souvenir des cachettes de graines en hiver.

D’autres utilisent des outils (épines de cactus, brindilles) pour éjecter des insectes des écorces.

Certains oiseaux, comme les perroquets, les étourneaux ou les mainates, ont un talent étonnant pour l'imitation d’autres chants ou de bruits environnant.  Ils doivent pour cela mobiliser une certaine forme d'intelligence.  Il leur faut  identifier les bruits, analyser l'intonation, et avoir une bonne mémoire pour pouvoir se rappeler et répéter les bruits entendus.

 

En réalité, le comportement des oiseaux est un mélange d'instinct et de comportement appris.  Le cerveau des oiseaux ne fonctionne pas tout à fait comme celui des mammifères, mais la taille relative faible de leur cortex ne les empêche pas d'apprendre.

 

Inspiré d’articles du site Ornithomedia , parus dans le groupe Yahoo « OiseauxEthologie ».

 

Jacques

28/11/2012

 


28/11/2012
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L'Aigle de Bonelli en difficulté

L’Aigle de Bonelli en difficulté

L’Aigle de Bonelli (Hieraateus fasciatus) est un Accipitridé, de taille moyenne, aux ailes larges, queue droite assez large.   L’adulte en vol est reconnaissable à son ventre pâle tacheté, les poignées et barres alaires noires, l’extrémité de la queue droite et noire.

Il vit essentiellement au sud de la France, en Espagne, en Sicile, en Grèce et en Afrique du Nord.

 

En France, il est classé comme espèce protégée.   On l’observe très rarement, excepté peut-être sur les sites protégés qui lui sont consacrés.   Il fait l’objet d’un programme de sauvegarde par le Conservatoire des Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon.

 

Toutefois, en Espagne comme en France, de nombreuses menaces pèsent sur l’Aigle de Bonelli : les électrocutions par les lignes à haute tension, les tirs des chasseurs, les empoisonnements et les dérangements.

Au cours des 50 dernières années, la population française a chuté de 60%.

Les effectifs espagnols installés dans les provinces de Madrid et de Navarre connaissent également un fort déclin depuis les années 1960.

 

Pour préserver cette espèce protégée, un groupe de travail international sur la reproduction en captivité de l’espèce a été créé en décembre 2010 par la LPO (Ligue de Protection des oiseaux), l’UFCS-Vendée (Union Française des Centres de Sauvegarde), en France, et le GREFA (Grupo para la Recuperacion de la Fauna Autoctona y su Hàbitat (Groupe pour la restauration de la faune autochtone et de son habitat) en Espagne.

 

Leur rôle est de surveiller les différents sites de reproduction et procéder, si nécessaire, au sauvetage de l’espèce par la couvaison artificielle des œufs abandonnés (suite au décès d’un des parents) ou l’adoption d’aiglons orphelins par un autre couple.

 

En 2011, cette coopération internationale déboucha sur une première réintroduction en Espagne (Majorque et Navarre) de 2 aigles de Bonelli, nés en France.    Plus récemment, le 1er juin 2012 a marqué la réintroduction de 5 aiglons de Bonelli, au sein d’aires artificielles basées dans les provinces espagnoles de Madrid et Navarre.   Nés dans des centres de soin français, ils ont été conduits dans leur nouvel habitat par l’association espagnole afin de renforcer les effectifs locaux fragilisés, eux aussi.

 

Article inspiré de deux articles de Cécile Cassier de Univers-Nature, datant de 2008 (L’Aigle de Bonelli perd un de ses mâles reproducteurs) et 2012 (5 aiglons de Bonelli français pour l’Espagne).

 

 

Jacques

29/06/2012


29/06/2012
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L'odorat chez les oiseaux

L’odorat chez les oiseaux

Des neuroscientifiques ont mis en évidence le rôle de certains stimuli olfactifs dans le comportement des oiseaux.

 

On en connaissait déjà de nombreux exemples dans la nature.

On a observé, par exemple, que les vautours (Ardéidés) repèrent leurs proies le plus souvent grâce à un sens olfactif très développé.   Il semble également que leur vue ne joueraient pas un rôle prépondérant pour les guider vers les proies en décomposition.

Le Kiwi, oiseau coureur néo-zélandais, détecte sa nourriture enfouie dans le sable au moyen de l'odorat.

Divers oiseaux marins, comme les pétrels, se basent sur l'odeur dégagée par les poissons pour remonter, face au vent, vers les bancs, où ils puiseront leur nourriture.

Il semble aussi que les pigeons détectent parfaitement certaines odeurs.

 

Dans un article publié en mai 2012 dans la revue Journal of Animal Ecology, des chercheurs espagnols ont vérifié qu’un passereau, l'Étourneau unicolore, est capable d'identifier le sexe de ses congénères, en analysant les signaux olfactifs émis par sa glande uropygienne (la glande sébacée spécifique des oiseaux située au niveau du croupion).   Cette glande transmet des informations sur le sexe, l'âge et le statut reproducteur d'un individu.

Des études ont montré que d’autres oiseaux pouvaient également distinguer le sexe de ses congénères par son odeur.   Celle-ci peut doc être un signal chimique utilisé dans le choix du partenaire.


Sources bibliographiques :
- Luisa Amo, Jesús M. Avilés, Deseada Parejo, Aránzazu Peña, Juan Rodríguez, Gustavo Tomás (2012) « Sex recognition by odour and variation in the uropygial gland secretion in starlings” (Journal of Animal Ecology. Volume 81, numéro 3, pages 605–613.
- Bonadonna F, Caro SP, Brooke MdL (2009) “Olfactory Sex Recognition Investigated in Antarctic Prions, PLoS ONE 4(1)”.
- Sarah Leclaire, Thomas Merkling , Christine Raynaud, Géraldine Giacinti, Jean-Marie Bessière, Scott A. Hatch et Étienne Danchin (2011) « An individual and a sex odor signature in kittiwakes? Study of the semiochemical composition of preen secretion and preen down feathers” Naturwissenschaften 25/05.

- Le site Ornithomedia

 

Jacques

28/06/2012

 


28/06/2012
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Les Abeilles et les Martinets

Les abeilles et les martinets


Une récente discussion sur le forum AVES a attiré mon attention.   Elle concernait la consommation des abeilles par les Martinets et les Hirondelles.

La question était de savoir si ces oiseaux gobent tout ce qui se trouve sur leur passage, c’est-à-dire, entre autres les abeilles, aux alentours de ruches, ce qui inquièterait les apiculteurs.

 

Une reine d’abeille peut potentiellement être une proie pour les Hirondelles et certainement aussi pour le Martinet.

On sait que, à l’envol des faux-bourdons, les hirondelles se régalent.

En principe, tout ce qui se présente devant leur bec est happé et avalé, sauf si l’insecte est au delà de la capacité d’accueil du bec ou du tube digestif ou qu’il présente un danger.

En pratique, on constate que le Martinet ne gobe pas tout ce qu'il a sous le bec.   Une abeille ou une reine n'est pas très intéressante pour lui à cause de son dard.   Il les repère et les évite.   Il peut les identifier en une fraction de seconde à 50 km/h. 

Les syrphes, contrairement aux frelons et Guêpes, sont avalés de suite.

Un apiculteur tua un jour 8 Martinets qu'il suspectait de venir manger ses abeilles.   Par curiosité, il les disséqua et s'aperçut avec étonnement que les oiseaux avaient capturé, non les ouvrière, mais les faux-bourdons, privés d'aiguillons et donc inoffensifs

Pour les Hirondelles, leur nourriture se compose essentiellement de petits insectes comme les diptères, pucerons, éphémères, fourmis volantes et petits coléoptères.   De temps à autre, les Hirondelles se rabattent sur les abeilles, mais contrairement au Gobe-mouches gris, elles ne sont pas capable d'en enlever le dard, et se contentent des individus qui en sont dépourvus.   Elles reconnaissent une abeille d'un syrphe.   Ces derniers sont donnés en grande quantité aux jeunes.

 

Sources :

Forum Aves : MM Marin Windels et Gregory Bia

Revue La Hulotte (référence inconnue)

 

Si vous avez d’autres informations, merci de le le signaler

Jacques

19/06/2012


19/06/2012
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