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INFORMATIONS OISEAUX 2014

Toutes les informations concernant les oiseaux


L'OIE A BEC COURT, UNE MENACE POUR LA TUNDRA

L'Oie à bec court, une menace pour la toundra ?

 

Les Oies à bec court (Anser brachyrynchus) est un Anatidé du nord de l’Europe.  Elles sont de plus en plus nombreuses dans le Svalbard (une île norvégienne entre le Groenland et la Norvège), ce qui pourraient favoriser localement l'érosion des sols.

  

 L'augmentation du nombre d'Oies à bec court, une menace possible pour la toundra ?

 

Oies à bec court (Anser brachyrynchus) en hiver dans le Nairnshire en Écosse.
Photographie : Duncan Brown / Wikimedia Commons

 

 

L'Oie à bec court (Anser brachyrynchus) niche dans la toundra au Groenland, en Islande et au Svalbard (au nord-ouest de la Norvège) et hiverne dans le nord-ouest de l'Europe, notamment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas (lire Observer les oiseaux dans la province de Zélande).

 

O a compté près de 45800 Oies à bec court au début du mois d'octobre 2014 dans la réserve de Martin Mere dans le Lancashire (Grande-Bretagne).  Ce chiffre est nettement supérieur au précédent record de 36000 oiseaux de 2010.  D'autres oies devraient venir hiverner dans les semaines à venir, en provenance d'Islande.

 

Dans les années 1960, on comptait 50 000 Oies à bec court en hivernage en Grande-Bretagne, contre plus de 200 000 actuellement.

Elles profitent du réchauffement climatique et de la protection dont elles bénéficient.  Elles consomment la nourriture laissée dans les champs après les récoltes de betteraves sucrières et de blé d'hiver.

Cet accroissement est à mettre en relation avec l'expansion de l'espèce dans son aire de reproduction arctique.

 

Dans l'archipel du Svalbard (Norvège), par exemple, le nombre d'Oies à bec court est passé de 15 000 en 1965 à près de 80 000 actuellement.

 

Des biologistes se sont intéressés aux conséquences possibles de cette explosion démographique sur un écosystème fragile, la toundra.

En revenant dans leurs zones de nidification au mois de mai, ces oies se nourrissent durant deux à trois semaines de racines et de rhizomes.

Ce mode d'alimentation peut créer des trous et faire localement disparaître la végétation.

Le sol, ainsi exposé, peut s'éroder sous l'effet du vent et des pluies de plus en plus fréquentes durant l’été boréal (lire Les effets désastreux de deux tempêtes sur deux colonies de Mouettes blanches).

 

Or la toundra est un biotope peu productif et met longtemps à se régénérer.

Dans la baie d'Hudson (Arctique canadien) par exemple, des marais ont été dégradés par les Oies des neiges (Anser caerulescens) qui se nourrissent de la même façon.

La situation au Svalbard n'est pas aussi sérieuse, mais elle pourrait peut-être le devenir du fait de l'augmentation prévisible du nombre d'Oies à bec court dans le futur.

 

Des biologistes ont calculé qu'entre 2007 et 2012, la toundra du centre de l'île de Spitzberg (Svalbard) avait quatre fois plus de probabilités de subir un arrachage de racines par les oies.

Il est donc intéressant d'étudier les impacts futurs possibles de ces oiseaux sur l’équilibre de la toundra.

 

Je me suis basé sur un article du site Ornithomedia, que je vous suggère de pour plus amples renseignements.

 

//www.ornithomedia.com/breves/augmentation-nombre-oies-bec-court-menace-possible-pour-toundra-01504.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DOCTOBRE_2014&utm_medium=email

 

Observer les oiseaux dans la province de Zélande

 

Les colonies d'oiseaux marins contribueraient aussi au réchauffement de l'Arctique

 

Sources

Åshild Ø. Pedersen, James D. M. Speed, Ingunn M. Tombre (2013). Prevalence of pink-footed goose grubbing in the arctic tundra increases with population expansion. Polar Biology. Volume 36, numéro 11, pages : 1569-1575.//link.springer.com/article/10.1007/s00300-013-1374-9

Birdwatch (2014). Record numbers of Pink-feet at Lancashire WWT reserve.

www.birdwatch.co.uk/channel/newsitem.asp?c=11&cate=__15660

 

Jacques Schwers

Le 27/11/2014


27/11/2014
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UNE HISTOIRE DE CYGNES

Une histoire de cygnes

Cygnes141120js054.JPGPhoto js (C)

 

Le Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor) est un oiseau des lacs et étangs, de la famille des Anatidés (Cygnes, oies, canards).

Le premier nom français de l'animal provient de la caroncule, ou tubercule qu'il a sur le bec ; le second provient du fait qu'il émet de rares cris, des sortes de ronflements, de faible puissance.

 

Les cygnes adultes mesurent de 125 à 170cm de long, dont environ 80cm pour leur cou, pour une envergure de 200 à 240 cm.

Sur terre, leur marche est pataude et leur taille peut atteindre 1,2 m de haut.  Au printemps, en présence de ses cygneaux, les mâles peuvent parfois être dangereux, notamment vis-à-vis des enfants qui s’en approchent trop.

Les cygnes mâles sont un peu plus grands que les femelles.  Le mâle pèse environ 10 à 20kg, les femelles environ 8kg.  C’est l'un des plus lourds oiseaux capables de voler. Ils ont toutefois besoin d’une dizaine de mètres pour réellement décoller de l’eau.  Il peut voler à une vitesse de 80km/h et vole à une altitude de 150 m.  En octobre, les cygneaux apprennent à voler sous la direction d’un des deux parents.  Le cygne tuberculé se pose généralement sur l'eau mais utilise à l'occasion la terre ferme ou la glace.

 

Le plumage des adultes est blanc, les yeux sont de couleur noisette, le bec est orange avec un onglet noir au bout.  Une bosse noire est présente à la base du bec, le tubercule.  Celui-ci est généralement plus gros chez le mâle en période de reproduction.

Il existe deux couleurs pour les cygneaux : blanc et gris-brunâtre.

Devenus juvéniles, ces derniers deviennent brune clair, puis blancs avec des zones brunes, et enfin, blanc comme leurs parents.  Les pattes et le bec sont gris ardoise.

 

Le cygne se déplace aisément sur l'eau, les ailes souvent légèrement élevées ce qui lui permet d'être poussé par les vents.

Il se nourrit essentiellement d’algues et autres plantes aquatiques, qu’il va chercher au fond des étangs en y plongeant la tête et le cou.  Il se nourrit parfois d’herbes terrestres, y compris les petits escargots et insectes qui s’y cachent.

 

Les cygnes sont très territoriaux et les couples semblent fidèles.  En période de reproduction, le attaque les autres cygnes adultes, mais aussi les oies et bernaches.  A la fin de l’année, le couple de cygne chasse systématiquement ses petits, en commençant par les blancs.  Les bruns sont chassés plus tard quand ils ont mué et perdu leurs plumes brunes.

 

Les cygnes de nos étangs sont souvent bagués, ce qui permet de suivre leur évolution en Belgique et même à l'étranger.  Si vous voyez une bague, contactez l' Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (M. Van Geluwe)

 

 

Attention :

Dans les parcs accessibles au public, les passants ont souvent la mauvaise habitude de jeter du pain dans l'eau à l'attention des cygnes bernaches et canards.  Ces morceaux de pain sont toxiques pour ces oiseaux, dans la mesure où ils gonflent dans l'estomac et ne procurent que peu d'éléments nutritifs.  De plus, en été, ce pain se dégrade et favorise l'apparition d'algues bleues, toxiques.

 

Jacques Schwers

Le 23 novembre 2014


23/11/2014
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COMMENT ATTIRER DES INSECTES ?

Comment attirer les insectes ?

 

Un colibri, Émeraude splendide (Chlorostilbon lucidus) utilise ses excréments pour attirer des insectes.  On a vu une femelle d'Émeraude splendide déposer ses excréments, ou ceux d’autres individus, sur un mur, près de son nid, pour attirer et attraper des insectes.

 

Un colibri utilise ses excréments pour attirer des insectes

Émeraude splendide (Chlorostilbon lucidus).

Photographie : Marcos André / Wikimedia Commons   (Ornithomedia)

 

On sait que de nombreux insectes se posent sur les excréments, essentiellement pour y pondre leurs oeufs ou s’en nourrir.

C’est le cas, entre autres, des diptères, comme les Culicidés et les Psychodidés).

 

Certains animaux utilisent des excréments, les leurs ou ceux d'autres individus, pour attirer des insectes et s'en nourrir.  La Chevêche des terriers (Athene cunicularia), une espèce habitant sur les plaines américaines, utilise ses crottes comme appâts pour attirer des coléoptères.

 

Les colibris (famille des Trochilidés), que l'on ne trouve que sur le continent américain, comportent les plus petites espèces du monde (cinq centimètres pour le Colibri d'Elena).

Ils portent une robe brillante et irisées, très  spectaculaires.

Leur métabolisme est le plus élevé du monde animal.  Leur cœur peut battre jusqu'à 1 260 fois par minute, et ils peuvent rentrer dans une sorte de torpeur quand la nourriture devient rare.

Ils sont les seuls oiseaux à pouvoir voler à reculons.

Les colibris se nourrissent essentiellement de nectar qu’ils vont chercher dans les corolles profondes de certaines fleurs sud-américaines, grâce à leur long bec, parfois recourbé, et à leur longue langue.

Certains d’entre eux se nourrissent également d’insectes.

Certaines espèces sont migratrices.

 

L'Émeraude splendide (Chlorostilbon lucidus), est une espèce commune dans les forêts subtropicales humides de basse altitude et de montagne et dans les habitats semi-ouverts, y compris dans les jardins et les parcs.

On le trouve en Argentine, au Paraguay, dans l'Uruguay, au Pérou, en Bolivie et au Brésil.

 

Le 27 octobre 2011, le biologiste Fábio André Facco Jacomassa a observé une femelle Colibri, l’Émeraude splendide, couvant ses oeufs dans son nid installé sur une branche d'un Ficus pumila, dans le jardin de l'université de São Paulo (voir le numéro 27 du journal Revista Biotemas).

 

L’oiseau prélevait ses fèces et les déposait sur le mur de l'immeuble voisin, situé à 20 cm de son nid.

Le lendemain, des insectes volaient autour de ses excréments, et le colibri s'en nourrissait.

Durant 50 heures d'observation en novembre 2011, le chercheur a observé ce comportement deux fois.

 

Cette stratégie permet à la femelle de se nourrir tout en restant à proximité immédiate de son nid.  De plus, ses déjections permettent aussi de dissimuler l'odeur des petits.

 

Emeraude splendide  Emeraude splendide

 



Émeraude splendide (Chlorostilbon lucidus) femelle ayant déposé ses excréments sur un mur près de son nid.
Schéma : Ornithomedia.com d'après Fábio André Facco Jacomassa / Revista Biotemas



La femelle d'Émeraude splendide (Chlorostilbon lucidus) chasse les insectes attirés par ses excréments déposés intentionnellement sur le mur près de son nid.
Schéma : Ornithomedia.com d'après Fábio André Facco Jacomassa / Revista Biotemas

 

 

Je me suis inspiré d’un article paru sur le site de l’association Ornithomedia, que je vous conseille de consulter pour plus de détails.

 

//www.ornithomedia.com/breves/colibri-utilise-ses-excrements-pour-attirer-insectes-01489.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DOCTOBRE_2014&utm_medium=email

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

Les colibris, des oiseaux étonnants

A la recherche des colibris endémiques du Pérou

Le nectar des puyas, source de nourriture pour les colibris d'altitude au Pérou

Une relation mutualiste entre le Colibri du Chili et certaines mousses et fougères

 

Source

Fábio André Facco Jacomassa (2014). Use of feces to attract insects by a Glittering-bellied Emerald, Chlorostilbon lucidus (Shaw, 1812) (Apodiformes: Trochilidae). Revista Biotemas, 27 (3). Septembre.

 

Jacques Schwers

Le 3 novembre 2014


03/11/2014
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La pollinisation par les oiseaux

La pollinisation par les oiseaux

 

Les fleurs de certaines espèces du genre Axinaea "récompensent" les oiseaux pollinisateurs en leur proposant des étamines sucrées.

 

Chlorospin à sourcils brisés

Chlorospin à sourcils brisés (Chlorospingus pileatus) tenant dans le bec une étamine d'Axinaea costaricensis avant de la manger. Notez les grains de pollen sur son bec, son front et ses joues  Photo : Florian Etl  (extrait de l'article)  (C)

 

Les oiseaux pollinisateurs comme les colibris, les souimangas ou de nombreux passereaux sont presque exclusivement attirés par le nectar des fleurs.  Dès lors, ils transportent passivement le pollen d'une fleur à l'autre.

Quand ils reçoivent une "récompense"  de la part de la plante, il est extrêmement rare que cela soit une partie utile de la fleur.  Il s’agit, en général d’organes stériles comme les corolles chez les Calceolariacées, les bractées chez les Pandanacées ou les fruits chez les Araliacées.

 

Dans une étude publiée en ligne en juillet dans la revue Current Biology, des biologistes de l’université de Vienne et de la California Academy of Sciences ont découvert un nouveau mécanisme de pollinisation chez cinq espèces du genre Axinaea (Axinaea affinisAxinaea confusaAxinaea costaricensis, Axinaea macrophylla et Axinaea sclerophylla) poussant dans les forêts de montagne d'Amérique centrale et du Sud.

 

Leurs fleurs sont visitées par des oiseaux, surtout des tangaras (Thraupidés) comme les Tangaras à bavette jaune (Iridosornis analis), larmoyant (Anisognathus lacrymosus) et à nuque jaune (Anisognathus somptuosus) ou le Chlorospin à sourcils brisés (Chlorospingus pileatus), et également par des Fringilles.

On a constaté qu’ils ne se consomment pas leur nectar mais leurs étamines colorées, dont l'appendice bulbeux est très riche en sucres (fructose et glucose), très énergétique, et constitue un complément alimentaire à leur régime frugivore et insectivore.

 

Ces appendices fonctionnent comme des soufflets.  En les attrapant pour les manger, l'oiseau les comprime et expulse, vers les anthères creuses, l'air contenu dans leurs tissus, ce qui provoque une projection de pollen sur sa tête et son bec.

En continuant à se bouger, il dépose une partie du pollen sur les organes femelles, les stigmates, de la fleur.

 

Cette découverte élargit notre connaissance des systèmes de pollinisation et fournit le premier exemple connu chez les plantes à fleurs de l'existence d'organes reproducteurs spécialisés éjectant du pollen.

En outre, il s’agit du seul mécanisme décrit jusqu’à présent au cours duquel un organe sexuel d’une fleur constitue la "récompense" des agents pollinisateurs.

Schéma 

Schéma d'une coupe longitudinale d'une fleur d'A. confusa : en attrapant le bulbe des étamines pour le manger, l'oiseau provoque l'éjection des grains de pollen.
Schéma : Agnes Dellinger  (Extrait du de l'article original)  (C)

 

L’origine de cette pollinisation par les passereaux est encore inconnue : le pollen des ancêtres des Axineae était-il transporté par les colibris, comme c'est le cas des Puyas, ou par les abeilles ?

 

Le centre de la diversité de ce genre Axineae se situe dans les Andes entre 1 000 et 3 600 mètres d’altitude, et sous le climat montagnard, les oiseaux seraient des agents pollinisateurs plus fiables et plus efficaces que les abeilles.

 

Je reprends ici un article du site Ornithomedia

//www.ornithomedia.com/breves/decouverte-nouveau-systeme-pollinisation-par-oiseaux-01387.html

Je vos suggère également de consulter la bibliographie pour plus amples informations.

 

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

Les colibris, des oiseaux étonnants

A la recherche des colibris endémiques du Pérou

Le nectar des puyas, source de nourriture pour les colibris d'altitude au Pérou

Quand des oiseaux européens se nourrissent du nectar des fleurs

Attirer et nourrir les colibris et les souimangas dans les jardins

Certains pics apprécient le nectar des fleurs

 

//www.lane-forumactif.com/t11294-la-technique-infaillible-de-l-axinaea-pour-assurer-sa-pollinisation-par-les-oiseaux

 

Sources

Universität Wien(2014). Novel type of bird pollination mechanism discovered in South America. Date : 03/07. //medienportal.univie.ac.at

Agnes S. Dellinger, Darin S. Penneys, Yannick M. Staedler, Lena Fragner, W olfram Weckwerth et Jürg Schönenberger (2014). A Specialized Bird Pollination System with a Bellows Mechanism for Pollen Transfer and Staminal Food Body Rewards. Current Biology. www.cell.com

 

 

Jacques Schwers

Le 14 octobre 2014

 


14/10/2014
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Le Faucon pèlerin à la pêche aux poissons

Le Faucon pèlerin à la pêche aux poissons.

 

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un Falconidé répandu dans de nombreuses régions, y compris dans les villes.

Il se nourrit essentiellement d’oiseaux qu’il capture, en général, en vol.

Ses techniques de chasse sont l'affût, la poursuite et le piqué sur sa proie. (lire La technique de chasse du Faucon pèlerin)

Au Brésil  un Faucon pèlerin arctique femelle a été observée plongeant dans l'eau et en ressortant avec un poisson dans les serres.

 

Faucons pèlerins20140410js24.JPGFaucon pèlerin (cathédrale Ste Gudule à Bruxelles, photo js - (C))

 

La faucon pèlerin est un Falconidé de 104 à 113 cm d’envergure, pour la femelle et 89 à 100 cm pour le mâle.

Il capture principalement des oiseaux, généralement en vol, en se laissant tomber en piqué sur sa proie.

Mais on a pu observer  des attaques au sol de petits mammifères.  Plus rarement, il peut attraper des insectes et les reptiles.  Par contre, les poissons sont des proies exceptionnelles.

 

La sous-espèce de Faucons pèlerins arctique (Falco peregrinus tundrius) vit dans le grand nord canadien et en Alaska.   Cette sous-espèce nordique hiverne jusqu'en Amérique tropicale.

 

Dans un article publié en 2013 dans la Revista Brasileira de Ornitologia, on apprend que deux biologistes ont observé, au Brésil, deux Faucons pèlerins arctiques pratiquant la pêche à la manière  des Balbuzards pêcheurs (Pandion haliaetus) ou des Pygargues à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus).

 

En 2007, un ornithologue a observé un Faucon mâle adulte tentant de capturer un poisson nageant près de la surface d’un lac du parc d'Ibirapuera (municipalité de São Paulo).  Après l’avoir attrapé, il l’a laissé tomber à deux reprises puis l’a finalement abandonné.  Il s’est ensuite rabattu sur une Hirondelle bleu et blanc (Pygochelidon cyanoleuca) qui volait dans le secteur.
Un autre ornithologue a observé une femelle adulte plongeant à grande vitesse dans les eaux de la lagune de Ponta das Canas (municipalité de Florianopolis).  L'impact a fait un bruit sourd.  Une seconde plus tard, elle est remontée à la surface avec un poisson dans les serres.  Elle a ensuite rejoint un immeuble où était probablement situé son nid.

 

Il s'agit a priori de la première observation d'un Faucon pèlerin plongeant intentionnellement dans l'eau.

Ces deux adultes avaient semble-t-il délibérément décidé de pêcher, même si les proies classiques (passereaux et oiseaux aquatiques) sont en nombre dans les deux endroits.

Ils pourraient avoir appris à attraper des poissons en observant des Balbuzards pêcheurs ou des Pygargues à tête blanche dans l'hémisphère nord.

On pensait que les Faucons pèlerins consommaient très occasionnellement des poissons en les volant à d’autres rapaces, notamment aux Balbuzards pêcheurs, ou bien en les récupérant dans des filets.

Mais ces données brésiliennes montrent que ce n'est pas le cas.

D’autres scientifiques (Cade, en 1960 et Hardy, en 1992, avaient déjà observé des Faucons pèlerins attrapant des poissons à la surface de l'eau.

 

D'autre part, cette espèce fréquente régulièrement les zones humides, en hiver et durant les périodes de migration, pour chasser des limicoles et des canards.  Il n'est donc finalement pas si étonnant que des individus aient décidé de se lancer (parfois avec succès) dans la pêche.

 

Je me suis inspiré d’un article du site d’Ornithomedia, que je vous conseille de consulter pour plus de détails.  C’est un site rempli d’informations ornithologiques les plus variées et passionnantes.

//www.ornithomedia.com/breves/faucon-pelerin-plonge-dans-eau-pour-attraper-poisson-01447.html

 

 

 

Faucons pèlerins20140410js07.JPG

Faucon pèlerin sur son nid - caméra de l'IRSNB photo JS (C)

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

La technique de chasse du Faucon pèlerin

Un jeune Faucon pèlerin se fait nourrir par le couple voisin

Faucon pèlerin et Ibis sacré en Bretagne : des présences discutées

Source

Bianca Pinto Vieira et Julio Amaro Betto Monsalvo (2013). Peregrine falcons capture fish in Brazil. Revista Brasileira de Ornitologia, 21(4). Pages : 217-220. www4.museu-goeldi.br/revistabrornito/revista/index.php/BJO/article/view/5408

 

Lire aussi, sur ce blog : 

Faucons pèlerins en Europe

Les pèlerins de la cathédrale

 

 

Jacques Schwers

Le 6 octobre 2014

 


06/10/2014
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