ORNITHO PHOTOS

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INFORMATIONS OISEAUX 2014

Toutes les informations concernant les oiseaux


Des associations entre oiseaux et singes.

Des associations entre oiseaux et singes

 

On a déjà observé des associations entre animaux, que ce soit pour se nourrir, ou pour donner l’alarme en cas de danger.

En Amazonie, des ornithologues ont observé 17 espèces d'oiseaux évoluant fréquemment à proximité de troupes de primates, les Ouakaris à tête noire.

 

 Des associations entre oiseaux et singes

Le Barbacou unicolore (Monasa nigrifrons) est l'un des oiseaux amazoniens s'associant volontiers aux Ouakaris à tête noire (Cacajao melanocephalus).   Photographie : Marc Fasol

 

 

Plusieurs études ont déjà été menées sur les troupes mixtes d'oiseaux (lire Les rondes d'oiseaux) ou de primates.

Toutefois, les associations entre ces deux groupes d’animaux ont fait l’objet de très peu de travaux.

En particulier, les avantages de ce type de coopération ont rarement été évalués.

 

Durant plus de 13 mois, des biologistes britanniques et brésiliens ont observé en Amazonie 17 espèces d'oiseaux insectivores accompagnant volontiers les groupes d’Ouakaris à tête noire (Cacajao melanocephalus), comme le Jacamar à ventre blanc (Galbula leucogastra), le Barbacou unicolore (Monasa nigrifrons), le Batara huppé (Sakesphorus canadensis) et l'Alapi à manteau noir (Hypocnemoides melanopogon).

 

Les jacamars et les barbacous chassent à l'affût, se nourrissant régulièrement à moins de 15 mètres des singes, profitant des insectes dérangés par les déplacements des primates.

On a déjà observé des cas semblables, comme des oiseaux qui suivent les fourmis légionnaires qui font fuir les petits animaux (lire Ces oiseaux qui suivent les fourmis légionnaires pour se nourrir).

La raison exacte du rapprochement entre ces passereaux et les primates est plus difficile à déterminer.

Outre le fait qu’ils dérangent des insectes, on pense que les singes attireraient des prédateurs dominants comme la Harpie féroce (Harpia harpyja) ou le Spizaète orné (Spizaetus ornatus) qui éloignent les petits rapaces forestiers chassant les oiseaux, comme les Carnifex (lire La redécouverte du Carnifex de Minton dans la forêt atlantique).

Une étude menée en Afrique a également montré que les jacanas (Jacana sp.) suivaient volontiers les gorilles quand ceux-ci visitent les marais.

Les singes en retour pourraient peut-être profiter de la vigilance des oiseaux qui les suivent.

 

 

Je me suis inspiré du site de Ornithomedia, que je vous suggère de visiter.  Vous y trouverez une mine d’informations.

 

 

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

Les rondes d'oiseaux

La redécouverte du Carnifex de Minton dans la forêt atlantique

Ces oiseaux qui suivent les fourmis légionnaires pour se nourrir

Certains oiseaux nichent près des colonies de guêpes pour se protéger des intrus

Deux espèces de troglodytes parasitent aussi les fourmis dans les forêts sèches

Source

Barnett, A. A. et Shaw, P. (2014), More food or fewer predators? The benefits to birds of associating with a Neotropical primate varies with their foraging strategy. Journal of Zoology. http://onlinelibrary.wiley.com

 

 

http://www.ornithomedia.com/breves/associations-entre-oiseaux-singes-01562.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DE_DCEMBRE_2014&utm_medium=email

 

Jacques Schwers

Le 29/12/2014

 


29/12/2014
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UN GRAND-DUC D'AMERIQUE NAGEANT SUR LA LAC MICHIGAN

Un Grand-Duc d’Amérique nageant sur le Lac Michigan

Magnificent: The great horned owl - also called a tiger owl - is the most widely distributed true owl in the Americas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grand-Duc d'Amérique  (Bubo virginianus)      

(photo SPITZER  (C))                                       

(C) Seth K Hughes/corbis)

 

 

 

 

Faucons pèlerins20140410js24w.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faucon pèlerin  (Falco peregrinus) (photo js  (C))

 

 

 

 

 

Steve Spitzer, un photographe de Chicago, aux Etats Unis, a réussi à prendre des photos d’un Grand-Duc d’Amérique (Bubo virginianus) nageant sur le Lac Michigan.

 

Steve Spitze prenait des photos sur la plage Loyola Park, sur les bords du lac.  Il a soudain vu quelque chose qui bougeait sur l’eau.

Un ornithologue qui l’accompagnait l’a identifié comme étant un Grand Duc d’Amérique (Great Horned Owl)

D’autres observateurs avaient vu un Grand-Duc tenter d’échapper à l’attaque de deux Faucons pèlerins (Falco peregrinus) en plongeant dans le lac.  Le Grand-Duc s’est alors servi de ses ailes pour regagner la berge.

Spitzer a pu prendre des photos de l’oiseau nageant, puis se séchant sur la plage, avant de s’envoler.

 

Je vous suggère de consulter les deux références ci-après, où vous pourrez voir les belles photos et la vidéo de Spitzer.  (en anglais - in English)

 

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2862896/Not-just-wisest-animals-Great-horned-owl-SWIMS-Lake-Michigan-attacked-bunch-falcons.html#ixzz3LU2M5vCc

 

http://wgntv.com/2014/12/02/watch-this-owl-swim-in-lake-michigan-after-being-attacked-by-falcons/

 

Jacques Schwers

10 décembre 2014


10/12/2014
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LE ROUGEGORGE ET SON CHANT

Le rouge-gorge et son chant

 Rouge-Gorge141207js019w.JPGRougegorge familier   photo JS   (C)

 

Pour s'adapter au bruit, le rougegorge doit "prendre de la hauteur"

Cet oiseau très territorial, qui chante jusqu'en décembre, tente de s’adapter de différentes manières à notre pollution sonore.

 

On sait que nos lumières nocturnes et surtout nos bruits perturbent les oiseaux et leur communication.

Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est un passereau très territorial dont le chant mélancolique et mélodieux retentit dans nos bois, nos parcs et nos jardins jusqu’au mois de décembre.

En automne et en hiver, les rouge-gorges des deux sexes chantent pour défendre un domaine exclusif.

Mais comme, au printemps et en été, ils doivent subir nos nuisances sonores, ils sont obligés de s’adapter.

 

Dans un article publié en juillet 2014 dans la revue Transportation Research, un biologiste a montré que dans les territoires bruyants (par exemple ceux proches d'une autoroute, les rougegorges choisissaient des postes de chant plus élevés, certainement pour pouvoir continuer à entendre leurs rivaux.  Chez nous, c’est aussi valable le long des couloirs empruntés par les avions près de s aéroports.

L'absence de perchoirs suffisamment élevés pourrait alors gravement les handicaper.

 

En 2013, dans le journal Animal Behaviour, des ornithologues avaient noté que lorsque le bruit ambiant était important, le chant du rougegorge devenait plus simple, plus long, avec une fréquence plus élevée.

D'autres études avaient montré que ce passereau avait tendance à s'éloigner des zones bruyantes et/ou à chanter plutôt la nuit.

 

Je me suis inspiré d'un article d'Ornithomedia, que je vous suggère de consulter pour plus d'informations.

 

 

À lire aussi sur Ornithomedia.com

 

http://www.ornithomedia.com/pratique/identification/identifier-oiseaux-parcs-jardins-printemps-ete-00750.html

 

http://www.ornithomedia.com/breves/dix-especes-oiseaux-plus-sensibles-bruit-espagne-00732.html

 

http://www.ornithomedia.com/breves/variations-plumage-rouge-gorge-selon-age-sexe-00568.html

 

Sources:

http://www.ornithomedia.com/breves/pour-adapter-bruit-rougegorge-doit-prendre-hauteur-01521.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DE_NOVEMBRE_2014&utm_medium=email

 

Marcin Polak (2014). Relationship between traffic noise levels and song perch height in a common passerine bird. Transportation Research Part D: Transport and Environment. Volume 30, pages : 72–75. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1361920914000303

 

Kirsty Elizabeth McLaughlin, Hansjoerg P. Kunc (2013). Experimentally increased noise levels change spatial and singing behaviour. Biology Letters. Volume 9 numéro 1. http://rsbl.royalsocietypublishing.org/content/9/1/20120771.short

 

Richard A Fuller, Philip H Warren et Kevin J Gaston (2007). Daytime noise predicts nocturnal singing in urban robins. Biology Letters. Volume 3 numéro 4. http://rsbl.royalsocietypublishing.org/content/3/4/368.short

 

 

Jacques Schwers

Le 8 décembre 2014

 


08/12/2014
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LA VOIX PUISSANTE DES GRUES

La voix puissante des grues

 Les grues : plus elles migrent loin, plus leur voix est puissante

Grue cendrée (Grus grus).   Photographie : Steve Fontana

Deux chercheurs ont découvert un lien intéressant entre le poids des grues, la longueur de leur trachée, et la distance moyenne parcourue pendant leur migration.  Plus elles migrent loin, plus leur voix est puissante.

 

Au printemps ou en automne, des dizaines de milliers de Grues cendrées (Grus grus) qui arrivent sur les grands plans d’eau de Champagne, comme le lac du Der ou les réservoirs de l’Aube (lacs d'Orient, d’Amance et d'Auzon-Temple).

En Belgique, nous venons de les voir passer en nombre cet automne, spécialement au-dessus de nos Ardennes.

Au lac du Der, j’ai pu admirer le spectacle de couchers de soleil éclairant ces oiseaux magnifiques, et entendre leurs cris puissants, audibles de loin.

La puissance de leur voix est due à leur très longue trachée, qui décrit des cercles à l'intérieur du sternum? qui est creux et qui sert de caisse de résonance.

 

Cette évolution particulière pourrait être le résultat d’une évolution sélective.

D’une part, ces oiseaux qui migrent sur de longues distances ont intérêt à être les plus légers possibles afin d’améliorer l’efficacité de leur vol.

D’autre part, les plus grands individus, à la voix plus puissante, ont souvent l’avantage sur leurs rivaux, dans leurs parades printanières.

L’allongement de la trachée permet donc aux grues d’amplifier leur voix et donc d’apparaître plus grandes qu’elles ne le sont en réalité, tout en gardant un poids raisonnable.

 

Dans le numéro de juin 2014 du Journal of Evolutionary Biology, deux chercheurs ont avancé l’hypothèse que l’évolution de la migration des grues avait coïncidé avec une réduction de leur poids et une intensification du rôle de la voix dans la sélection sexuelle.

 

Pour la vérifier, ils ont étudié chez 15 espèces de grues la relation entre leur distance migratoire moyenne, leur masse et la longueur de leur trachée proportionnellement à leur poids.

Ils ont constaté que les grues migratrices avaient tendance à être plus légères que les espèces apparentées voyageant moins et que leur trachée était proportionnellement plus longue, et donc leur voix plus puissante.

 

Par exemple, la trachée de la Grue demoiselle (Anthropoides virgo), qui migre en moyenne sur plus de 3 000 km, est proportionnellement deux fois plus longue que celle d’une espèce proche sédentaire africaine, la Grue de paradis (Anthropoides paradisae).

La Grue moine (Grus monachus), une espèce asiatique proche de la Grue cendrée, migre en moyenne un peu plus loin, est un peu plus légère et sa trachée est proportionnellement plus longue.

La sous-espèce nominale de la Grue du Canada (Grus canadensis) migre plus loin que la sous-espèce Grus tabida, elle est plus légère et sa trachée est proportionnellement un peu plus longue.

 

Je vous suggère de consulter le site de Ornithomedia, où vous trouverez des références complémentaires.

 

Références :

 

http://www.ornithomedia.com/breves/grues-plus-elles-migrent-loin-plus-leur-voix-est-puissante-01556.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DE_NOVEMBRE_2014&utm_medium=email

 

 

M. R. Jones  et C. C. Witt (2014). Migrate small, sound big: functional constraints on body size promote tracheal elongation in cranes. Journal of Evolutionary Biology. Volume 27, numéro 6, pages: 1256–1264. Date : juin. http://onlinelibrary.wiley.com

 

A consulter également :

Photos sur ce blog  (jacques-ornitho.be)

Article sur mon blog environnement-voyages.com

 

Jacques Schwers

Le 2 décembre 2014

 


02/12/2014
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L'OIE A BEC COURT, UNE MENACE POUR LA TUNDRA

L'Oie à bec court, une menace pour la toundra ?

 

Les Oies à bec court (Anser brachyrynchus) est un Anatidé du nord de l’Europe.  Elles sont de plus en plus nombreuses dans le Svalbard (une île norvégienne entre le Groenland et la Norvège), ce qui pourraient favoriser localement l'érosion des sols.

  

 L'augmentation du nombre d'Oies à bec court, une menace possible pour la toundra ?

 

Oies à bec court (Anser brachyrynchus) en hiver dans le Nairnshire en Écosse.
Photographie : Duncan Brown / Wikimedia Commons

 

 

L'Oie à bec court (Anser brachyrynchus) niche dans la toundra au Groenland, en Islande et au Svalbard (au nord-ouest de la Norvège) et hiverne dans le nord-ouest de l'Europe, notamment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas (lire Observer les oiseaux dans la province de Zélande).

 

O a compté près de 45800 Oies à bec court au début du mois d'octobre 2014 dans la réserve de Martin Mere dans le Lancashire (Grande-Bretagne).  Ce chiffre est nettement supérieur au précédent record de 36000 oiseaux de 2010.  D'autres oies devraient venir hiverner dans les semaines à venir, en provenance d'Islande.

 

Dans les années 1960, on comptait 50 000 Oies à bec court en hivernage en Grande-Bretagne, contre plus de 200 000 actuellement.

Elles profitent du réchauffement climatique et de la protection dont elles bénéficient.  Elles consomment la nourriture laissée dans les champs après les récoltes de betteraves sucrières et de blé d'hiver.

Cet accroissement est à mettre en relation avec l'expansion de l'espèce dans son aire de reproduction arctique.

 

Dans l'archipel du Svalbard (Norvège), par exemple, le nombre d'Oies à bec court est passé de 15 000 en 1965 à près de 80 000 actuellement.

 

Des biologistes se sont intéressés aux conséquences possibles de cette explosion démographique sur un écosystème fragile, la toundra.

En revenant dans leurs zones de nidification au mois de mai, ces oies se nourrissent durant deux à trois semaines de racines et de rhizomes.

Ce mode d'alimentation peut créer des trous et faire localement disparaître la végétation.

Le sol, ainsi exposé, peut s'éroder sous l'effet du vent et des pluies de plus en plus fréquentes durant l’été boréal (lire Les effets désastreux de deux tempêtes sur deux colonies de Mouettes blanches).

 

Or la toundra est un biotope peu productif et met longtemps à se régénérer.

Dans la baie d'Hudson (Arctique canadien) par exemple, des marais ont été dégradés par les Oies des neiges (Anser caerulescens) qui se nourrissent de la même façon.

La situation au Svalbard n'est pas aussi sérieuse, mais elle pourrait peut-être le devenir du fait de l'augmentation prévisible du nombre d'Oies à bec court dans le futur.

 

Des biologistes ont calculé qu'entre 2007 et 2012, la toundra du centre de l'île de Spitzberg (Svalbard) avait quatre fois plus de probabilités de subir un arrachage de racines par les oies.

Il est donc intéressant d'étudier les impacts futurs possibles de ces oiseaux sur l’équilibre de la toundra.

 

Je me suis basé sur un article du site Ornithomedia, que je vous suggère de pour plus amples renseignements.

 

http://www.ornithomedia.com/breves/augmentation-nombre-oies-bec-court-menace-possible-pour-toundra-01504.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_DOCTOBRE_2014&utm_medium=email

 

Observer les oiseaux dans la province de Zélande

 

Les colonies d'oiseaux marins contribueraient aussi au réchauffement de l'Arctique

 

Sources

Åshild Ø. Pedersen, James D. M. Speed, Ingunn M. Tombre (2013). Prevalence of pink-footed goose grubbing in the arctic tundra increases with population expansion. Polar Biology. Volume 36, numéro 11, pages : 1569-1575.http://link.springer.com/article/10.1007/s00300-013-1374-9

Birdwatch (2014). Record numbers of Pink-feet at Lancashire WWT reserve.

www.birdwatch.co.uk/channel/newsitem.asp?c=11&cate=__15660

 

Jacques Schwers

Le 27/11/2014


27/11/2014
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