ORNITHO PHOTOS

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Le dérangement d'espèces sensibles

C’est un réel plaisir, pour le naturaliste, que de fixer sur sa pellicule ou sur son disque dur, les images de la Nature.  Les images les plus belles possibles.  Le problème est qu’il faut pouvoir s’approcher très près de l’animal à photographier.

 

Or, une des grandes règles déontologiques, à respecter quand on veut observer et photographier des animaux, est de ne pas les déranger.

 

Pour y arriver, le photographe animalier doit faire preuve de beaucoup de patience.  Certains restent en attente durant des heures, immobiles sous un camouflage, pour réaliser - avec un peu de chance - « la » bonne photo de l’année.

Il faut aussi un bon matériel photographique.  Il existe un très grand choix d’appareils et d’objectifs, plus ou moins performants, à choisir en fonction du genre de photos à réaliser.  Les téléobjectifs, avec ou sans zoom et les longues vue, munies d’un appareil photographique, permettent de s’approcher de sa cible sans l’inquiéter.

 

Bien sûr, chacun voudrait réaliser une photo extraordinaire, avec le plus de détails.  Cela mène parfois certains photographes peu consciencieux et sans connaissance naturaliste à s’approcher parfois trop près de certaines espèces « sensibles » et les déranger au point de les faire fuir.

Ce dérangement, et l’abandon du nid, peut être fatal à certaines espèces, en période de nidification.  Ce dérangement constitue une infraction punissable par le loi.

 

On a vu des alpinistes amateurs grimper le long de parois rocheuses, pour le simple plaisir de surprendre un Pygargue à queue blanche sur son nid.

 

Il en est de même pour d’autres espèces « sensibles », somme la Cigogne noire qui niche parfois dans nos régions.

C’est ainsi que, en mai 2011, un couple de cigognes noires est repéré dans le département de la Meuse, dans un périmètre classé Natura 2000.  Les cigognes procédaient à la construction de leur nid.  Malgré la discrétion des découvreurs, un photographe amateur peu consciencieux a repéré les Cigognes noires et leur nid.  Pendant cinq jours, il les a traquées, faisant des dizaines de photos à quelques mètres des oiseaux, ce qui a provoqué l'abandon du nid.

Heureusement, le photographe a été repéré par un habitant du coin qui a relevé l’immatriculation du véhicule.  Une plainte a été déposée contre le photographe qui a été condamné le 11 septembre 2012 par le Tribunal de police de Verdun (Meuse) à 200 euros d'amende et 2 fois 100 euros de dommages et intérêts à verser à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et l'Association pour le Protection des Animaux (ASPAS), partie civile dans cette affaire.

 

Cette décision est importante car elle permet de rappeler l'importance de ne pas perturber les espèces, surtout des oiseaux « sensibles » comme la cigogne noire, notamment à proximité de leurs habitats de reproduction.

 

(D’après une information du naturaliste Frédéric Malher  et de la revue France-Nature Environnement

 

Jacques

8 mars 2013

 



08/03/2013
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